• "Dragon Rouge" de Brett Ratner (les deux "Rush Hour" et "X-Men 3"):

    Synopsis:   Au péril de sa vie, l’agent du FBI Will Graham (Edward Norton) est parvenu à arrêter le tueur cannibale Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) qu’il pourchassait depuis longtemps. Traumatisé par l’affaire, Graham s’est retiré en Floride avec sa femme et son petit garçon. Mais son supérieur (Harvey Keitel) ne tarde pas à le rappeler pour traquer un autre psychopathe, responsable d’une vague d’assassinats particulièrement monstrueux…

    Critique:   "Dragon Rouge" est uh thriller psychologique extrèmement bien huilé, qui mise sur la prestation exceptionnelle de ses interprètes, tout comme sur les sueurs froides que provoquent le sujet dangereusement perturbant.

    Sortie sur les écrans en 2002, "Dragon rouge" (Michael Mann avait déjà porté brillamment cet épisode à l’écran dans "Le Sixième sens" en 1985) est l’adaptation du premier volet de la trilogie imaginée dès 1981 par Thomas Harris, et se situe dans la chronologie avant "Le Silence des agneaux" et "Hannibal". Le film n’est plus centré sur le personnage d’Hannibal Lecter (petrifiant Anthony Hopkins), mais sur l’agent Will Graham (superbe Edward Norton) tandis que le méchant de l’histoire n’est autre que le sérieusement perturbé Francis Dolarhyde (Ralph Fiennes, monstrueusement convaincant).Le scénario du métrage permet donc de suivre en parallèle, l'enquète de Graham qui se fait aider par Lecter, l'homme qui l'a fait décrocher il y a quelques années, et la vie perturbée de Dolaryde qui communique avec son idole Lecter.Hannibal Lecter est ainsi au centre du sujet, même si ses apparitions sont peu nombreuses, mais on se délectera de son phrasé légendaire.Ce thriller psychologique au sujet sombre et dangereusement choquant, est de la sorte parfaitement maitrisée, jusqu'au final absolument glaçant.

    Après Jonathan Demme et Ridley Scott, c'est au tour du bon faiseur Brett Ratner de se coller au mythe.Sa réalisation n'a, comme à son habitude, rien de spéciale, mais elle est toujours juste et colle au plus près de l'histoire qu'elle accompagne.Point d'effets de styles ni choc donc, mais une mise en scène classique qui fait son petit effet.De plus et c'est un véritable point positif, le réalisateur multiplie les clins d'oeil et les références au "Silence des Agneaux", au point de reprendre les mêmes acteurs de second plan et de lier les 2 films par une ingenieuse transition finale.Le seul véritable défaut est que, privilégiant les dialogues, la partie centrale du film manque un peu de rythme et provoque parfois l'ennui, mais le final haletant corrige les quelques minutes passés.

    Comme je l'ai précisé dans l'intro, l'interprétation des comédiens est d'un très haut niveau.Edward Norton est superbe en ex-enquéteur perturbé à jamais par Lecter.Anthony Hopkins joue avec délectation de son regard pétrifiant et de ses répliques assassines, il donne ainsi tout ce qu'on attend de lui dans le rôle de Lecter.Mais le plus impressionnant reste la prestation stupéfiante de Ralph Fiennes qui en assassin profondément torturé réservera beaucoups de sensations fortes et de sueurs froides aux spectateurs.

    Au final "Dragon Rouge" est un très bon thriller psychologique,porté par un trio d'acteurs exceptionnels, au sujet sombre et profondément perturbant, de plus, le réalisateur nous a réservé moultes référence au "Silence des Agneaux" jusqu'à une transition finale surprenante.

    (4G)(4C-Danny Elfman nous a concocté une BO d'ambiance à l'impact impressionnant, qui mise sur une orchestration puissante et virulante-)(5T)

    USA/Couleurs/2002/119'/Universal Pictures/2 DVD-9/VF en D.D 5.1 etDTS; VO en D.D 5.1

    Site officiel


     

     

     


  • "The Assassin" de Billy Chung:

    Synopsis:   Tong Po Ka (Zhang Feng Yi) est emprisonné après avoir voulu fuir avec la fille d’un gouverneur officiel (Rosamund Kwan). Il est emprisonné, torturée, puis il a une chance de rester en vie s’il tue lors d’un combat à mort, dans une arène, sept autres prisonniers. Sorti grand vainqueur de l’affrontement, le grand eunuque Ngai Chung Yi lui laisse la vie sauve et fait de lui son meilleur assassin.
    Mais au fond de lui, Tong Po Ka n’espère qu’une seule chose, retrouver sa bien aimée et avoir à nouveau une vie normale…

    Critique:   "The Assassin" (remake d’un film de la Shaw Brothers) est  un bon Wu-Xia-Pian typique des années 90,mais qui se détache du lot par sont aspect beaucoup plus gore.

    En effet, le film nous propose de très nombreuses scènes sanglantes (se faire coudre les yeux en gros plan), où la plupart des membres se voient éjectés dans tous les sens, de plus quelques personnages sont découpés en deux, ce qui est, avouons-le, bien jouisif.Cette violence exacerbée, véritable valeur ajoutée de ce métrage, rend les combats chorégraphiés par Stephen Tung, encore plus brutaux et barbares qu'ils ne le sont déja.Ils sont de plus bien nombreux et assez diversifiés dans l'ensemble.

    Le casting, est vraiment surprenant, avec à sa tête Zhang Feng Yi ("Adieu ma concubine"...), que l'on ne s'attendait vraiment pas à voir dans ce genre de film, qui est crédible dans son rôle de héros torturé, la fort jolie Rosamund Kwan ("Il était une fois en Chine"...) éblouie de sa présence les rares scènes où elle figurent, mais le meilleur interprète n'est autre que Max Mok ("Il était une fois en Chine 2") extrèmement charismatique dans son rôle d'assassin soit disant débutant.

    Malgrè un budget qui parait relativement peu élevé, la mise en scène de Billy Chnug ne démérite vraiment pas, bien au contraire, avec de gracieux mouvements de caméra, une très belle photographie qui mise sur les teintes bleus et oranges, de plus, ce qui ne gache rien, les paysages sont époustouflants de beauté.L'ensemble de ces éléments donnent de très nombreuses scènes esthétiquement maginifiques, comme celle où les deux assassins marchent vers le coucher de soleil dans le désert, qui couplée à la très belle partition tout en instrument à vent, donne un pur moment de poésie.

    Mais le film possède quelques grosses lacunes malheureusement, comme un scénario d'une banalité affligeante, où l'on se moque totalement de ce qui peut se passer, mais aussi des personnages à peine esquissés qui ne nous touchent guère, heureusement que le film nous propose de très nombreux combats, sinon l'ennuie pointerait vite son nez...

    Au final "The Assassin" est un bon Wu-Xia-Pian aux nombreux affrontements dans la bonne lignée des films du genre des années 90, mais qui est en valeur ajoutée, est bien plus gore que ses congénères, malheureusement le scénario et le développement des personnages sont nuls, ce qui est fort dommage au vu des comédiens présents.

    (3G)(4C-une partition aux sonorités orientales, qui misent sur les instruments à vents, ce qui dépayse vraiment, une réussite donc-)(2G-une image à la compression bien trop juste, à la définition limitée et avec pas mal de points noirs, de plus le son est trop étouffé-)

    Hong Kong/Couleurs/1993/82'/Tai Seng/DVD-5/Cantonais, Anglais, Mandarin et Vietnamien en stéré sous-titré anglais/Disponible en Import DVD Zone All américain, depuis le 19 mars 2002/Le film ne nécéssite pas forcément de comprendre l'histoire (lisez mon résumé et c'est bon), mais si vous souhaitez mettre une traduction bien précise les dialogues, je vous conseil de posséder un bon niveau d'anglais.


  • "The Legend of the Flying Swordsman" de Bosco Lam:

    Synopsis:   Un épeïste alcoolique qui vit avec son père, chef d'un petit royaume, a du mal à assumer son rôle d'époux et de père.Mais un jour son père le ramène à la raison et le nomme chef d'une expédition. Lors du convoi avec ses sbires, le jeune héros est attaqué et laissé pour mort,de plus il perd la mémoire.Pendant ce temps, sa jeune femme reçoit la visite d'un homme dont elle est tombée amoureuse il y a peu...

    Critique:   "The Legend of the Flying Swordsman" est un néo Wu-Xia-Pian dans la lignée de "The Stormriders" et de "Wu Ji" au scénario complexe, mais où l'ambition est bien moins grande.

    Le présent film se veut donc très moderne.Il n'y a qu'a voir les coupes de cheveux très manga(le héros et ses mèches blanches) ou les costumes de cuirs pour s'en convaincre (qui a dit "The Stromriders"???).Les acteurs misent d'ailleurs beaucoup plus sur leur look, que sur leur interprétation (l'interprète du Coréen est  fade comme c'est pas possible).Mais là où cette modernité ce remarque le plus, c'est au niveau de la réalisation et de la partition.

    Du côté de la réalisation donc, l'on retrouve Bosco lam, qui mise sur la tendance clipesque, avec somme ralentis, arrêts sur image, changements de couleurs, mouvements amples et rapides de caméra, et j'en passe, le résultat est plutôt bon, mais le montage quelque peu chaotique et la photographie assez fade, obscurcissent un peu la fête.La B.O se veut également moderne, avec de nombreux morceaux pop mélancoliques, mais aussi avec des partitions anachroniques rythmées et mélodieuse très agréable à écouter.

    Qui dit Wu-Xia-Pian dit indiscutablement, combats chorégraphiés, "The legend of the Flying Swordsman" ne contredit pas la rêgle, à la différence qu'un seul combat est disponible (!!!), heureusement ce dernier d'une durée avoisinnant les 04 minutes, est très dynamique et fait appel à de nombreux pouvoirs magiques (boucliers de protection, boules d'énergies...).Que ceux qui n'aiment pas "The Stormriders" se rassurent car ce combat ne fait pas appel aux SFX pour pallier le manque de mouvements martiaux, les deux opposants s'entrechoquent avec leurs épées beaucoup plus souvent qu'avec leurs particularités magiques.Mais un seul combat, aussi bien soit-il ne suffit pas à faire un bon film d'épées.Alors que propose le métrage?

    Bonne question n'est-ce pas?A laquelle je répondrai, un scénario assez complexe et recherché avec d'innombrables flash-back, qui commence dans l'humour (le personnage alcoolique ne comprends rien sur rien) pour finir dans un drame.Ne vous étonnez pas d'ailleurs, que le montage soit chaotique, car le film est monté dans le désordre, afin de nous entrainer dans une pirouette totalement innatendu, alors que rien ne nous y prépare.Véritablement le point fort du film.

    Au final "The Legend of the Flying Swordsman" est un néo Wu-Xia-Pian moyen, qui évite l'ennuie grâce à un scénario en tiroir bien pensé, malheureusement il est dommage de constater qu'un seul combat soit diponible, surtout que ce dernier est de très bonne facture.A voir néanmoins pour les fans inconditionnels du genre.

    (3G)(4C-une BO très mélodieuse et rythmée aux tons très modernes-)(2T-une image mauvaise, où se cotoient de nombreux scratchs et points, où la définition est au abonné absent et où les couleurs sont passées, c'est très dommage car le film est récent tout de même-)

    Hong Kong/Couleurs et un peu de Noir et Blanc/2000/93'/Tai Seng/DVD-5/Cantonais et Mandarin D.D 5.1 sous-titré anglais/Un assez bon niveau d'anglais suffit à comprendre les tenants et aboutissants du métrage/Import DVD Zone All américain.


  • "Mission Impossible III"  de J.J.Abrams (créateur des séries "Alias" et "Lost"):

    Synopsis:   Ethan espérait avoir tourné une page en quittant le service actif de la IMF pour un poste de formateur, afin de consacrer l'essentiel de son existance à sa ravissante épouse Julia.Mais lorsque Lindsey, la plus brillante recrue de l'IMF "tombe" à Berlin, Ethan se sent moralement obligé de lui porter secours...

    Critique:   Après déja, deux excellents opus, Tom Cruise nous reviens plus en forme que jamais, dans un film hautement explosif et trépidant, où l'inspiration du petit écran se fait sentir.Avant "24 le film" et "The sentinel", voici donc venir "M:i:III" première adaptation cinématographique de "Alias" et de "24 heures chrono".

    Réalisé par J.JAbrams (créateur des séries "Alias" et "Lost") et scénarisé par Kurtzman et Orci (collaborateur de longue date d'Abrams), "Mission impossible III" n'est donc pas sans rappeler l'univers des espions de "Alias".Mais la ressemblance ne s'arrète pas là, car Abrams a également convié son monteur, ses responsables des décors, son compositeur et quelques acteurs dont Keri Russell (la Felicity de la série éponyme)et une courte apparition de Greg Grunberg.Les fans de "Alias" ne pourront donc qu'être comblés par ce métrage, en sachant de plus que le scènario est une pure réussite avec des rebondissements qui tiennent en haleine jusqu'au final totalement éprouvant pour les nerfs (merci "24").

    Mais ne vous trompez pas, car J.J. Abrams n'a pas uniquement transposé son univers télévisuel sur grand écran, car très grand fan de la série originale (et ça se voit), il a su réintégrer l’esprit d’équipe, chose qui était absent dans les deux autres adaptations, qui se focalisées sur Tom Cruise presque exclusivement.Pour la première fois dans un "M:i", les actions et réactions de Hunt sont désormais conditionnées par son entourage et les missions périlleuses ne peuvent être une réussite qu'avec des coéquipiers (deux excellentes séquences d'espionnages à la minutie épatante).

    Ethan accepte ainsi de partir secourir Lindsey car cette dernière était l’une de ses plus brillantes élèves, mais avant de délivrer un secret d'une importance capitale, cette dernière meurt, puis il se lance ensuite dans une course contre la montre pour secourir sa toute jeune épouse qui ignore tout de l'identité véritable de son épous et essaye de déméler les aboutissants d'une affaire qui le dépasse.Ce scénario permet de découvrir un Ethan Hunt beaucoup mois prétentieux qu'avant, qui fera tout ce qui lui est possible (légal ou non) pour secourir sa bien aimée, les missions (Berlin, Rome et shanghai) sont donc conditionnées par des motivations personnelles, ce qui nous impliquent bien evidemment davantage.

    La partie physique justement, Abrams la maîtrise également à la perfection et privilégie l’action en direct aux trucages post-prod, parfaitement épaulé en cela par le vétéran en cascades, le directeur seconde équipe Vic Armstrong.Tom Cruise réalise de la sorte lui même toutes les impresionnantes cascade du métrage, de sorte que les scènes d'actions hautement spectaculaires (et le mot est faible) soient criante de réalisme, de plus le réalisateur utilise une mise en scène qui n'est pas sans nous rappeler le style direct de "24 heures chrono", avec une atmosphère très réaliste, une photographie (que l'on doit à Daniel Mindel) quasi-documentaire dans un style nerveux emprunté à "La mémoire dans la peau" et une caméra à l'épaule, qui ne cesse de bouger pendant tout le film.L'on se croirait presque dans un grand-huit avec les émotions que ça entraine...Sachez également, et ce n'est pas le moindre de ses mérites, que les missions effectuées par les agents ridiculisent "presque" celles effectuées dans les deux précédents opus, c'est dire.

    De surcroît, les acteurs nous présente dans l'ensemble, des interprétations bétons, avec un Tom Cruise tout en douleur et intériorisation, qui se veut torturé jusqu'au bout (Jack Bauer vous avez dit???), un Ving Rhames aux réparties explosives, un Philip Seymour Hoffman (récemment oscarisé) tétanisant de sadisme, un Simmon Pegg au débit oral hallucinant et la liste pourrait continuer comme ça longtemps, car seul Michelle Monaghan (Julia) peine à rendre hautement crédible la relation qu'elle entretient avec Ethan, sans démériter tout de même.

    Au final,"M:i:III" est un film d’action total brillamment exécuté, où les évènements sont motivés par des émotions, il renoue de plus, avec l’esprit de la série originel (plus de gadgets high-tech, un vrai travail d’équipe, plusieurs opérations millimétrées).Le film peut également se targuer d'être une version cinématographique des excellentes séries que sont "Alias" (scénario, développement des personnages) et "24" (la réalisation, le ryhtme trépidant et les motivations).C'est d'ailleurs la première fois, que la connivence entre les deux supports (série TV et long-métrage) est aussi étroite, avec des idées empruntées et combinées des deux formats.Certainement le volet le plus réussi de cette saga...qui ne fait que prendre son envol.

    (5G)(4C-Michael Giacchino nous propose une partition très inspirée par les films d'espionnages, qui se prète à merveille à l'univers du film,de plus, en dehors du déja excellent thème principal, il se permet de réintroduire un  thème de la série éponyme de la plus belle  façon qui soit, dommage juste qu'aucun morceaux ne marquent l'esprit plus que ça-)

    USA/Couleurs/2005/126'/Paramount/Visible depuis le 03 mai 2006 sur nos écrans.

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  • "Flight Plan" de Robert Schwentke:

    Synopsis:   Une mère perd toute trace de sa fille lors d'un vol entre Berlin et New York, et doit convaincre les passagers et l'équipage qu'elle est saine d'esprit...

    Critique:   "Flight Plan" est un bon thriller oppressant post 11 septembre en huis clos qui se situe dans un avion et qui se permet une analyse concluante des comportements humains depuis ce jour apocalyptique.

    Le scénario est à la fois le point fort du métrage, mais aussi son principal point faible.Très prenant et surprenant (quoi que les évènements paraissent peut réalisables dans la réalité, mais bon on est dans un film aussi), il va nous faire connaitre en profondeur l'infrastructure d'un appareil volant, car il se propose de suivre Kyle Pratt (Jodie Foster), qui essaye de rester connectée avec la réalité, malgrès les évènements troublants qui l'entoure.Les premières images racontent dans le désordre les faits marquants des jours précédant le vol, traduisant avec justesse la sensation d'irréalité que ressent une personne en état de choc dans ce type de situation et lorsque la disparition de l'enfant survient, elle va chercher à la retrouver malgrès son absence sur tous les listings, l'on ne peut ainsi que croire à la folie de Kyle, jusqu'au moment où...L'attrait du scénario réside dans cette pirouette assez inatendu et très bien pensée, mais aussi, comme je le disais dans l'intro, dans la jolie critique des comportements humains post 11 septembre (comme ceux de l'homme qui ne cherche qu'une occasion pour agresser un Arabe aux allures de terroristes, alors qu'il se fiche pas mal du sort de l'enfant s'il y en a un...).Mais cette trame n'est pas parfaite, en effet, le manque de péripéthies, en dehors de la recherche, se fait cruellement ressentir, ce qui atteint le rythme, le film a ainsi du mal à prendre son envol, il ne transcende malheureusement jamais son excellent sujet qui aurait pû aller encore plus loin.

    Niveau réalisation Robert Schwentke utilise particulièrement bien l'espace, chose importante vu que les recherches de Kyle Pratt révèlent au fur et à mesure la face cachée de l'avion, dont une partie seulement est accessible aux passagers.Sa mise en scène rappel d'ailleur celle de "Panic Room" avec des plans de caméra qui semblent irréalisables, et le résultat est virtuose

    Coté casting, Jodie Foster parvient à faire passer avec l'intensité qui caractérise si bien son jeu le mélange de force et de vulnérabilité de son personnage et à donner à celui-ci une grande cohérence émotionnelle.Les autres comédiens s'avèrent aussi extrêmement crédibles, de Peter Sarsgaard en policier flegmatique à Sean Bean en commandant de bord intransigeant.Aucun problème de ce côté-ci.

    Au final "Flight Plan" est un bon thriller en huit clos, à la mise en scène qui utilise à merveille l'espace et à l'interprétation convaincante, mais qui manque de souffle, car le scénario n'arrive pas à transcender son excellent sujet, et c'est bien dommage.On retiendra tout de même une atmosphère oppressante et une pirouette assez innatendu...

    (3G)(3C-James Horner qui depuis "Titanic" a du mal à mettre de l'ampleur dans ses compositions -en dehors du passage final qui n'est pas sans nous rappeler "Aliens"-, même si elle reste agréable à écouter-)(4T)

    USA/Couleurs/2005/94'/Buena Vista/DVD-9/VO, VO et italienne D.D 5.1/Disponible depuis le 09 mai 2006.

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