• "Le monde de Narnia chapitre 1:Le lion,la sorcière blanche et l'armoire magique"de Andrew Adamson("Shrek 2"):

    Synopsis:   Depuis un siècle, la Sorcière Blanche a plongé le monde magique de Narnia dans l'hiver. Selon la prédiction, seuls quatre enfants pourront briser la malédiction en aidant le lion Aslan à vaincre les forces des ténèbres...

    Critique:   Pour tous ceux qui ne le savaient pas encore "Le monde de narnia" est tiré d'un des légendaires livres pour enfants de C.S Lewis (7 tomes) est cette adaptation pour le grand écran est totalement réussi même s'il faut avoir garder son âme d'enfant pour pleinement en profiter.

    En effet l'univers représenté ici est peuplé d'animaux qui parlent et seul le bien et le mal sans équivoque cohabitent (à une exception).C'est d'ailleurs à ce niveau là que réside son principal défaut qui est l'absence totale de sang, mais ce petit reproche n'est en aucun cas un problème (ex:La scène de fin reste épique au possible et les morts sont bien présents). 

    Andrew Adamson nous prouve avec ce premier long-métrage en live son talent en tant que metteur en scène: ses plans sont travaillés, le montage est irréprochable, les liaisons d'un lieux à un autre sont innovantes et judicieuses.Sa direction d'acteur semble également bonne car les jeunes interprètes sont tous très crédibles (mention spéciale à la plus petite qui provoque de grandes émotions).

    Il sait également maitriser l'utilisation des SFX car ils sont proche de la perfection (quelques animations un peu perfectibles) et c'est d'ailleurs grâce à ces derniers que l'on entre sans aucun problème dans ce monde féerique et magique aidés par une partition absolument monumentale (groupe Médiaventures oblige) de Harry Gregson-Williams qui marie avec un bonheur non dissimulé rythme enchanteur et percussions de cuivres.C'est la plus belle B.O de l'année, elle nous propose toute une ribambelle d'émotions.

    Au tournant d'"Harry Potter" et du "seigneur des Anneaux"ce film magnifique se doit d'être vu par tous,car les films d' Héroïc Fantasy sont rares et les réussis encore plus...

    (5G)(5T-Harry Gregson-Williams-)(5T)

    USA/Couleurs/2005/140'/Buena Vista/2 DVD-9/VF et VO D.D 5.1/Dispo depuis le 21 juin 2006.

    La nouvelle bande annonce .Le Site officiel et un extrait de neuf minutes(Clique droit enregistrer sous-).


  • "In the Name of the Tiger" de Theerathorn Siriphunvaraporn:

    Synopsis
    :   Dans une ville située sur une haute montagne, se trouve une sculpture en forme de tête de tigre située dans un lieu saint. Les habitants de la ville vénère cette tête de tigre. Le centre de la ville est dirigé par Jayae et Laikhan, les deux chefs de deux tribus locales. Alors que les deux tribus se battent pour diriger la ville, la montagne s'effondre. Dans la panique, apparait un homme mystérieux. Le gardien du lieu saint ment aux habitants en disant que cet homme est un envoyé du dieu tigre. L'homme en question Loatong, est couvert d'or et vénéré par les chefs de la ville. Jusqu'au jour où il décide d'aider une fille venant d'une autre tribu, et devient alors la cible de tous...

    Critique:   La thaïlande, en dehors de ses films d'arts martiaux extrèmement brutaux et réalistes ("Ong Bak", "Born to Fight"...), et de ses grosses fresques épiques ("The legend of Suriyothai", "Bang Rajan", "The King Maker"...), possède surtout des métrages totalement barges aux budgets minuscules, aux scénarios qui partent dans tous les sens et à l'humour très lourd, malheureusement ce "In the Name of the Tiger" fait partie de cette catégorie très difficile d'accés pour nous occidentaux.

    Tout d'abord, le budget est minuscule et croyez-moi, on s'en aperçoit bien vite, entre des armes blanches en plastiques, des rochers en polyester, des effets digitaux qui font mal aux yeux de par leurs médiocrités (un dragon à pisser de rire), des hommes, qui pour faire semblant d'être des nains marchent accroupi dès qu'ils sont filmés en gros plan, j'en passe et des pires.

    Difficile donc de croire ce que l'on voit à l'écran, quand on arrive à percevoir quelque chose, car la réalisation est dans l'ensemble (quelques transitions sympathiques et une photographie pas trop mal) très mauvaise.En effet, la caméra bouge dans tous les sens de façon totalement chaotique, et le montage en rajoute dans l'illisibilité dès qu'il le peut.C'est dommage, car les courtes scènes d'actions auraient vraiment pû être sympa (quelques ralentis sont pas mal), si elle n'étaient pas sabotées par cette réalisation trop "folle".Seul une, la dernière, sort du lot, car la caméra semble enfin s'intérésser à ce qui se passe à l'écran, heureusement car ce combat à trois, très inspiré par le cinéma de Hong Kong, où les personnages voltigent de tous les côtés et où tous les objets servent de projectiles est le seul véritable moment fort du film (le seul intérêt???).

    Comme je vous l'ai signalé dans mon intro, le métrage est chargé à bloc d'un humour très lourd (la jaquette tendance épique, ne le laisse pourtant pas présager), qui saoule très vite, ce dernier pourrait passer si le scénario l'utilisait à bon escient, mais ce n'est absolument pas le cas.Au contraire, ce scénario très incompréhensible (il part dans tous les sens sans aucun point d'accroche) semble n'être présent que pour en rajouter dans la surenchère grasse.

    Production thaï oblige, les acteurs, dans l'ensemble amateurs, ne savent absolument pas jouer (soit ils surjouent et cabotinent à mort, soit ils semblent endormi) et seul le charisme du pseudo héros et la beauté des actrices sortent du lot.

    Vous devez donc vous demander ce que le film a pour lui (???) et je vous répondrez pas grand chose, si ce n'est les quelques scènes d'actions (mal filmées en dehors de la dernière) qui rythment un peu le métrage, l'univers (costumes, décors...) même si peu dégrossi et sans argents qui, pour les fans d'Héroïc Fantasy est intéréssant et une photographie qui sans être très bonne, tient la route sans problème.

    Au final, difficile pour nous, habitué à un autre standard, de regarder ce film Z bis, où tout semble approximatif, de la réalisation à l'interprétation, en passant par le scénario.Les thaïlandais doivent par contre aimer, car ce genre de production où l'humour gras prédomine abonde dans le pays.A éviter donc, sauf pour les fans hardcores habitués aux productions locales.

    (1G si c'est votre première expérience dans le Z thaï, sinon 2G pour les fans hardcores habitués aux productions locales )(3C-une composition largement supérieure au film, qui mélange de la techno, des morceaux d'ambiances et quelques thèmes épiques-)(2T-Un DVD thaï dans la moyenne de qualité locale, avec un encodage vidéo très moyen, une image peu définie, des couleurs qui bavent quelque peu malgrès un contraste bien présent et une piste D.D 5.1 largement inférieure à la piste D.D 2.0, à cause d'un son particulièrement étouffé-)

    Thaïlande/Couleurs/2005/107'/Premium Digital Ent./VO D.D 5.1 et 2.0/Sous-titres anglais dispo/Très bon niveau d'anglais recommandé/Import DVD Zone All thaïlandais.

    In the Name of the Tiger official webpage


  • "La légende des 8 samouraïs" de Kinji Fukasaku:

    Synopsis:   La famille Satoni a été anéantie par la maléfique Tamazusa et son fils Matofuji, chefs du clan Hikita.Seule, la princesse Shizu a survécu au massacre.Alors qu'elle tente désespérément de fuir ses assaillants, elle fait la rencontre du vaillant Dosestsu.Ce mystérieux guerrier lui raconte la rivalité ancestrale des deux clans et la légende selon laquelle la survivante des Satomi pourrait y mettre fin grâce à huit samouraïs...

    Critique:   Grand classique du cinéma japonais (le Japanese Cinema Essentiel Handbook l'avais nommé "le Star wars des films de samouraï" tout de même), "La légende des 8 samouraïs" est un délire flamboyant à l'univers très Héroïc Fantasy charmeur, qui a malheureusement beaucoup vieilli, même si son charme rétro et le côté manga opèrent forcément.

    Vieilli, car beaucoups d'éléments font aujourd'hui très Kitsch (surtout que le film se veux être un Héroïc Fantasy assez déjanté dans son univers), j'en veux pour preuve certains décors en carton pate, les maquillages et vêtements royaux typiques du théatre japonais dont nous sommes peu habitué, et surtout les créatures fantastiques (serpents et milles pates géants, assez inutiles en plus) dont on se rend aisément compte, que ce sont des marionnetistes qui les commandent, de plus ils sont peu réalistes.M'enfin, ce côté rétro a son charme et ne gache en rien le beau travail visuel effectué sur ce film.

    En effet, les décors sont dans l'ensemble sublime (même ceux en carton pate assez visible comme la grotte), les éléments naturels féériques (comme une cascade) ou angoissants (brumes, fumés...) très bien intégrés, les costumes dépaysants et la photographie qui mise sur un festival de couleurs vives magnifie l'ensemble.Les yeux sont ainsi continuellement gatés par le beau spectacle qui se déroule devant eux, surtout que cet univers totalement atypique (les espèces de boule de cristal, la baignoire de sang, l'histoire du loup...) et son ambiance manga-onirique sont très bien retranscrits et sont cohérents.Détails très important pour croire un minimum aux nombreux enjeux qui parsèment le métrage.

    En effet le scénario (une relecture de "Les Sept Samouraïs") est très prenant et est richement détaillé et l'on ne peut qu'être impatient de connaitre peu à peu les Samouraïs désigniés par le destin, surtout qu'ils ne coulent pas de source et que les acteurs qui prêtent leur carrure à ses personnages tous très différents les uns des autres, sont charismatiques, surtout les excellents Sonny Chiba ("Kill Bill"...) et Hiroyuki Sanada ("Le dernier samouraï", "Wu Ji"...).Film de samouraïs oblige, le scénario les entrainent souvent dans des joutes armées assez atypique (annonce quelque peu le style moderne des films japonais tel que "Azumi" ou "Shinobi", a l'univers d'ailleurs très proche de ce film).Ces dernières, toujours bien cadrées misent sur des coups vifs et directs, qui confèrent à ses scènes un côté dynamique bien venu.

    Conscient du manque de crédibilité de certains effets, comme les créatures, le réalisateur a eu la judicieuse idée d'utiliser pour l'ensemble du métrage un montage assez "cut" pour l'époque ainsi que des mouvements de caméra rapides (une caméra à l'épaule par exemple dans une séquence), qui permettent au film de ne pas sombrer dans les trops longs plans fixes du cinéma japonais.

    Au final, malgrès son côté Kitsch (surtout pour nous occidentaux) encore plus visible aujourd'hui, qu'il y a une vingtaines d'années, ce Star Wars des films de samouraï (de part la crétion assez cohérente de son univers pour l'époque) est un incontournable du cinéma japonais au visuel et à l'univers accrocheur, pour peu que l'on accepte certains effets loupés (les créatures fantastiques).

    (4G pour ceux que le côté Kitsch ne repousse pas, 2G pour les autres)(3G-mélange de rock et de synthétiseurs typiques des eighties -proche de par sa sonorité de "Ladyhawk"-, la musique composé par Masahide Sakuma possède un doux parfum de nostalgie qui ne plaira bien évidemment pas à tout le monde-)(4T-quelques accélérations du son-)

    Japon/Couleurs/1984/130'/Metropolitan-Seven7/DVD-9/Vf D.D mono et VO D.D stéréo/Disponible depuis le 08 juin 2006 en DVD Zone 2 français.


  • "Poseidon" de Wolfgang Petersen ("Das Boot", "Air Force One", "En pleine tempête", "Troie"...):

    Synopsis:   Une nuit de St Sylvestre festive a commencé au milieu de l'atlantique nord, sur le luxueux navire de croisière Poséidon.Malheureusement une vague géante de plus de 30 mètres de haut fonce à toute allure sur le navire...

    Critique:   Passer derrière l'excellent "L'aventure du poseidon" de 1973, de Ronald Neame, n'était pas chose aisée, Wolfgang Petersen s'en tire pourtout avec les honneurs, avec cet excellent remake très rythmé, qui mise sur le sensationalisme avec un brio hors du commun.

    En effet, Wolgang Petersen, cinéaste hollywoodien d'origine allemande, et excellent faiseur de blockbuster, sait filmer l'océan déchaîné comme personne.Après "Le Bateau" et "En pleine tempête", il nous invite à un palpitant suspense (le stress est vraiment présent tout du long) dans les entrailles d'un paquebot à la suite d'une dizaine de personnages bien déterminés à sortir indemnes du naufrage.Sur une histoire simple (un bateau coule !!!) qui a déjà été magnifiée dans l'énorme "Titanic", le réalisateur nous invite à un festival d'effets spéciaux d'une qualité rarement atteinte (seul "Le jour d'après" peut se targuer d'avoir des SFX aussi impressionnant), avec entre autres un « tsunami» de près de 30 mètres de hauts, des scènes très réalistes d'eau s'infiltrant partout avec la violence d'un cyclone et des incendies d'une violence inouie (...).L'ensemble est mis en image avec très grand soin (cadrage et montage en tout point remarquable) et est extrèmement rythmé, ne laissant jamais le temps aux spectateurs de reprendre leur souffle.

    Il est par contre regrettable, que les personnages soient à peine développer, pour favoriser les péripéthies les plus folles possibles (jouissance garantie à plusieurs reprises devant cet énorme spectacle, avec une séquence dans la cage d'ascenseur, où se dernier risque de lacher à tout moment, une scène où nos valeureux rescapés rampent dans un tunnel étroit où l'eau monte à très grande vitesse...j'en passe et des meilleurs), car même si leurs personnalités se découvrent au fil de leur mésaventure, ils ne dépassent jamais le stade de l'esquisse.Ils sont néanmoins attachants et très humains, mais le manque de développement, empèche de s'identifier entièrement aux uns ou aux autres et donc d'être émus lorsque certains trépassent.Rien de trop grave quand même, surtout que les interprètes font preuve de talent pour donner vie à leurs rôles, avec un Josh Lucas intrépide et courageux, une Emmy Rossum superbe, et des valeur sûres comme le toujours excellent Kurt Russel en père attentionné, et Richard Dreyfuss particulièrement sobre, etc.

    Au final et vous l'aurez compris je pense, le spectacle est plus qu'au rendez-vous, avec des images époustouflantes (merci les SFX proches de la perfection) où les nombreuses péripéthies qu'auront à subir les rescapés de la catastrophe vous tiendrons en haleine tout du long.Il est juste dommage que les personnages ne soient pas plus développés au profit de l'éfficacité.Une petite merveille tout de même.Je vous le conseil fortement, sauf aux claustrophobes.

    (4G à cause du léger manque d'émotions)(5C-Klaus Badelt du groupe Médiaventures, nous a concocté comme à son habitude une excellente partition, où le somptueux thème principal du métrage, mélange de synthétiseurs et d'orchestrations -marque de fabrique du groupe-, laisse sa place de temps à autres, à des morceaux d'ambiances, qui jouent beaucoup sur le stress-)

    USA/Couleurs/2005/98'/Warner Bros/Visible depuis le 14 juin 2006 sur nos écrans.

    Site officiel


  • "Bloodsport" de Newt Arnold:

    Synopsis:   Frank Dux, champion américain de karaté, n'a qu'un seul but, qu'une obsession: remporter le Kumité, un tournoi clandestin d'arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les plus mortels...

    Critique:   Culte pour toute une génération (j'en fais partie), "Bloodsport" est le film qui révéla aux yeux du monde Van Damme et ses exceptionnels talents physiques, dans ce qui reste le meilleur film d'arts martiaux des années 80.

    En effet, personne ne peut rester insensible devant les innombrables scènes d'affrontements que nous proposent ce métrage.Et pour cause, les combats sont merveilleusement chorégraphiés et sont d'une violence réjouissante, avec ce qu'il faut de sangs et de membres cassés.ils sont tous de plus très rythmés , variés (de nombreux styles d'arts martiaux se cotoient) et portés par une musique tout en percussion sublime, qui confère une nervosité totalement inédite dans les films de genre auparavant.

    Cette réussite est également dû au très bon montage particulièrement nerveux que l'on doit à Jean Claude Van Damme lui-même et à son ami d'enfance Michel Qissi.Une mention spéciale d'ailleurs au "clip" où de nombreux combats s'enchainent sans temps morts, sur une musique très eighties, et aux nombreux ralentis qui magnifient particulièrement bien les coups impressionnants.La réalisation de Newt Arnold, qui sans être exceptionnelle, fait plutôt bien son travail, à savoir, cadrer avec justesse et goûts les différents protagonistes en action.

    En dehors de tout ceci, le scénario très secondaire (beaucoup moins tout de même que les récents "Ong Bak", "Born to Fight"...) est assez laborieux dans son déroulement (cela ne veux pas dire que l'on s'ennui, car ce n'est bien évidemment pas le cas), et les interprétations sont approximatives, même si aucun acteur n'est vraiment mauvais.Mais bon, ce problème est minimime, car l'ensemble du castin en inpose vraiment (surtout Van Damme) dès qu'ils montent sur le ring.

    Au final, "Bloodsport" est le meilleur film d'arts martiaux des années 80, grâce à son rythme soutenu (merci le très bon montage) qui mise sur un maximum d'affrontements, tous plus musclés et impressionnants les uns que les autres, mais surtout grâce à sa vedette (Van Damme) qui en impose véritablement dès qu'il viens à poser un pied sur le ring.Un film culte pour toute une génération qui n'a pas pris une ride.

    (4G pour les fans d'arts martiaux, sinon 2G car le film est essentiellement basé sur les combats)(4C-Michael Bishop et Paul Hertzog-)(4T-quelques artefacts-)

    USA/Couleurs/1988/92'/Warner Bros./DVD-9/VO D.D Stéreo et VF D.D mono/Import DVD Zone 1 américain.






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