• "Timecop" de Peter Hiams ("Outland", "Mort Subite", "La fin des temps"...):

    Synopsis:   Un flic affronte un politicien véreux qui compte utiliser une machine à remonter le temps à des fins électorales...

    Critique:   Adapté d'une bande dessinée créée par Mark Verheiden, qui n'est autre que le célèbre scénariste de Dark Horse Comics, "Timecops" est l'unique métrage de science fiction de Jean Claude Van Damme, qui pour une fois, a l'occasion d'élargir son cercle d'initiés.

    Malgré un point de départ offrant nombre de possibilités scénaristiques et donc inédites, le scénariste survole le côté "science-fiction" pour faire de "Timecop" un film d'action très prenant, mais un peu banal ("Speed" sort la même année quand même), surtout que quelques très bonnes idées présente dans la dernière partie où plusieurs "même" personnages se retrouvent (Van Damme encore une fois en double, une thématique chère à l'acteur), auraient dû être encore plus développées, l'on est donc parfois un peu frustré au vu des très nombreuses possibilités écartées.Mais le résultat est tout de même fort appréciable en l'état, surtout que l'ensemble du casting y met du coeur à l'ouvrage

    Grâce à Peter Hiams tout d'abord, qui, comme à son habitude, rend un travail soigné, loin de l'esbrouffe technique et stylistique il est vrai, mais toujours éfficace où son utilisation du cinémascope est remarquable (dans les scènes d'actions notamment).Sa photographie est elle aussi toujours en osmose avec les thèmes proposés, comme le montage assez "cut" mais jamais illisible.

    Grâce aux talents physiques de Van Damme ensuite, qui prête de sa personne (comment braquer littéralement un pickpocket avec sa jambe, tendue droit devant soit (?), un affolant grand écart entre le mobilier d'une cuisine) dans les nombreux affrontements (un combat à trois très dévastateur...)et scènes d'actions qui parsèment le métrage.Aucune d'entre-elles ,ne sont vraiment inédites, mais elles sont toutes particulièrement rythmées et joliment chorégraphiées pour passer un très agréable moment.

    Au final "Timecop" est un film de science-fiction prenant, mais au scénario qui délaisse trop vite le côté futuriste du métrage, pour laisser libre cour aux capacités de la star, toujours aussi en forme, dès qu'il s'agit de nous démontrer ses talents physiques, dans un film d'action sympa, soigné et agréable, mais malheureusement pas inoubliable.

    (3G)(3C-Mark Isham avec une composition d'ambiance exclusivement, qui sollicite beaucoup les cordes, de façon violente, mais qui, comme le film qu'elle accompagne, n'est absolument pas inoubliable-)(3T-définition dépassée et un peu de bruits vidéo-)

    USA/Couleurs/1994/93'/Universal/DVD-9/VF D.D 2.0 et VO D.D 5.1/Import DVD Zone 1 américain.


  • "Mort Subite" ("Sudden Death") de Peter Hiams ("Outland", "Timecop"...):

    Synopsis:   Dans un stade de hockey sur glace, un pompier tente de récupérer sa fille prise en otage par des terroristes prêts à tout faire sauter...

    Critique:   Réalisé par l'excellent directeur de photographie Peter Hiams (avec qui il réalisa un an plus tôt "Timecop"), "Mort Subite" est un plagiat assumé de "Piège de Cristal" au scénario très accrocheur, où Van Damme est très convaincant dans son rôle de sauveur.

    Comme je vous l'ai signalé dans mon intro, "Mort Subite" est un plagiat de "Piège de Cristal", avec un scénario plus ou moins similaire (donc très bon), où un homme, seul contre l'ensemble des terroristes lutte, avec un schéma narratif lui aussi très semblable et seul le lieu commun n'est pas le même, ce qui permet d'ailleurs d'assister en arrière plan à un match de hockey sur glace.Mais peu importe que le film soit du même style que son prédécesseur (beaucoup de films se copient des uns aux autres), surtout lorsque ce dernier l'assume complètement, l'on s'attend donc à avoir de l'action et pas mal d'émotions dans ce sauvetage inextrémiste, et nous ne sommes absolument pas déçu.

    En effet, le scénario permet au métrage de posséder beaucoup de scènes mouvementées, avec plusieurs séquences de déminages houleuses, des affrontements bien violents (toutes les morts aux corps à corps sont particulièrement cruelles, avec de graves brulures...), quelques fusillades.Mais le plus impressionnant reste le rythme crescendo du film (le stresse monte donc petit à petit avec grande réussite) qui se termine en apothéose sur une séquence particulièrement dynamique de près de 20 minutes, largement supérieur au final pourtout très bon de "Piège de Cristal", qui vous coupera le souffle.

    Ce rythme particulièrement bien traité est dû, bien évidemment, au scénario qui sait alterner lorsqu'il le faut actions et expositions, mais aussi au bon découpage du montage (invisible).L'ensemble de la réalisation est un peu à l'image de ce montage, c'est à dire discrette mais toujours éfficace.Notons tout de même une très grande maîtrise de l'écran large (surtout dans la séquence finale).La photographie, que l'on doit au réalisateur lui même (c'est sa spécialité), est également d'un très bon niveau technique avec une ambiance très pesante (une scène éclairée à la lumière rouge) et sombre (beaucoup de zones obscurs) qui sied à merveille à l'univers du métrage.

    Un peu à l'image de Bruce Willis dans le premier "Die Hard", Jean Claude Van Damme possède la carrure suffisante à ce genre de rôle héroïque que les américains affectionnent tout particumièrement, sauf que cette fois-ci, ce dernier n'a pas trop la tête à faire de l'humour.Comme à son habitude Van Damme nous démontre avec brio ses exploits bagarreurs dans quelques scènes musclées, même si le scénario ne lui permet pas de s'exprimer librement dans ce domaine, préférant souvent lui faire utiliser quelques objets high-techs.Côté interprétation, il s'en tire avec les honneurs, même si ce n'est pas on meilleur rôle, car il est ici, surtout dans un état de colère constant, ne laissant que peu de nuances à son jeu.Le reste des acteurs (du premier plan) sont également bien dans le ton et évitent les critiques.

    Au final "Mort Subite" est un très bon plagiat de "Piège de Cristal", grâce à son rythme trépidant, au scénario prenant, à la très bonne utilisation de l'écran large et aux exploits martiaux de Van Damme.Un très bon moment en perspective, même s'il n'évite pas les clichés propre au genre.

    (3G à cause du petit côté "déja vu")(4C-John Debney avec une composition typique des films d'actions des années 90, c'est à dire très rythmée et dynamique, qui sait à merveille faire monter la tension, il est juste dommage que l'on puisse sans trop de difficulté la dater-)(3T-couleurs un peu ternes et des scènes bruitées-)

    USA/Couleurs/1995/111'/Universal/DVD-9/VF et espagnole D.D 2.0; VO D.D 5.1/Import DVD Zone 1 américain.


  • "Double Team" de Tsui Hark ("Green Snake", "The Blade", "Seven Swords"...):

    Synopsis:   Après avoir été le meilleur agent anti-terroriste, Jack Quinn coule des jours heureux loin du milieu de l'espionnage. La réapparition de son ennemi juré l'oblige à reprendre du service. Mais pour la première fois, Quinn échoue. Dès lors, sa vie bascule...

    Critique:   Première collaboration, entre le prodigieux réalisateur Hong Kongais, Tsui Hark et Jean Claude Van Damme (ils récidiverons 1 an plus tard avec "Piège à Hong Kong"), "Double Team" est un film d'énergie pure, qui dynamise avec beaucoup de panaches, bien avant les récents et idiots "XXX", les films d'espionnage.

    Sur un scénario linéaire, mais au combien prenant et divertissant, le film aligne des morceaux de bravoure hallucinant (un vol de véhicule musclé, une évasion sous-marine, un affrontement dans une chambre d'hotel particulièrement dynamique, un combat extrèmement bien chorégraphié au colisé de Rome directement mythique...), dont chacun pourrait servir d'apogée à nombre de métrages.Le spectacle est ainsi plus qu'au rendez-vous, et l'on peut même dire, et cela n'est absolument pas péjoratif, qu'il relève du délire le plus absolu.

    En effet, le film doit-être considéré comme un cartoon géant (la photographie très colorée de Peter Pau y est certainement pour quelque chose) au rythme trépidant, où le mythe de l'espion, prend un tour très jeu-vidéo, sous la caméra toujours aussi virtuose de son réalisateur.Comme à son habitude le travail est appliqué et est toujours un grand champ d'expérimentations visuelles, avec nombres d'effets de style, comme des travellings rotatifs par exemple.Mais pour son premier film hollywoodien, son stlyle si singulier c'est quelque peu bridé (cela ne sera pas le cas dans "Piège à Hong Kong"), pour une mise en scène somme toute très bonne, mais en déça de ses capacités, sauf dans l es séquences de la foire et dans le final où les mouvements de caméra semblent défier les lois de la gravité.Du très bon travail esthétique tout de même, qui met joliment en valeur les capacités physique de Jean Claude.
     
    Ce dernier est comme d'habitude très à l'aise dès qu'il s'agit d'action, mais aussi dès qu'il s'agit d'interpréter son personnage (ce n'est pas nouveau, Van Damme est un bon acteur), qui, soit dit en passant, est ici moins charmeur qu'à l'accoutumé (ce n'est quand même pas "L'empreinte de la mort" ou "Replicant").Le reste du casting est également bien dans le ton, avec un Dennis Rodman et son look très cartoon (changement de couleurs de cheveux à chaque nouvelles séquences !!!) qui cabotine avec un plaisir jouissif et un malheureusement trop rare Mickey Rourke toujours aussi charismatique.

    Au final "Double Team" est un néo-film d'espionnage, qui dynamise avec un rare brio les codes du genre, pour rendre une copie d'orgie pyrotehnique purement exceptionnelle, où chaque morceaux de bravoure pourrait servir d'apothéose à nombres de métrages.C'est un peu, ce que les "XXX" ont essayé de faire il y a quelques temps, mais "Double Team" leur est largement supérieur, grâce à l'excellente réalisation de Tsui Hark, aux personnages plus humains, mais aussi et surtout, parce que le film est moins décérébré, tout en étant supérieur au niveau du spectacle.Une référence du cinéma d'action mouvementée, si je puis-dire.

    (4G)(4C-la composition de Gary Chang est comme toujours très entrainante et dynamique, de plus, elle arrive à magnifier lorsqu'il le faut les moments forts du métrage.mention spéciale aux quelques morceaux joués à la guitare électrique-)(4T-une image un peu granuleuse-)

    USA/Couleurs/1997/93'/Columbia Pictures/DVD-9/VF, VO et espagnol en D.D 2.0; VO D.D 5.1/Import DVD Zone 1 américain.

     


  • "Desert Heat" ("Inferno") de John.G.Avildsen ("Rocky 1 et 5"):

    Synopsis:   Venu chercher la rédemption auprès de son meilleur ami, un ancien militaire suicidaire se heurte à une famille de trafiquants rançonneurs...

    Critique:   Sorti directement en vidéo, ce western moderne, extrèmement charmant, est une petite perle de sensibilité et de bons sentiments, où quelques scènes humoristiques font agréablement leurs entrées.

    Dans cette belle histoire de rédemption, Van Damma, barbu, les tempes grisonnantes,  se révèle modeste et touchant  et se fond avec une très grande aisance, dans ce film animé par de succulents seconds rôles, avec notamment l'homme bon à tout faire, Pat Morita (Mr Miagi de "Karate Kid") , la tenancière alcoolique, ou encore l'indien au visage sévèrement buriné, Danny Trejo.Ils sont tous extrèmements touchants, et ironiques, ce qui donnent un cachet vraiment agréable à cette oeuvre, heureusement d'ailleurs, car le film est essentiellement centré sur le développement des personnages.La réussite de ce métrage est à porter au crédit de cette joyeuse troupe.

    Le réalisateur, John G.Avildsen ("Karate Kid", "Rocky 5") qui signe ici sous un autre nom (Danny Mulroon), signe une mise en scène plutôt moderne, avec de superbes plans larges,  filmant le désert comme dans les grandes fresques hollywoodienne de l'âge d'or.Le montage est également d'un bon niveau, avec notamment une utilisation des fondu enchaînés fort agréable.L'ensemble permet au métrage de s'avérer très jolies à regarder (Notons un plan extrèmement symbolique avec un coyote dans l'avancée d'une porte, éclairé par la lune...somptueux), mais aussi à écouter, car Bill Conti nous a concocté une magnifique partition, où la guitare électrique fait des merveilles, une BO d'exception.

    Parlons aussi des quelques scènes d'actions qui parsèment le métrage, même si elles ne sont pas le point principal du film.Les gun-fights sont dans l'ensemble dynamique et reprennent les codes du western d'antan, pour notre plus grand plaisir.Quand aux scènes d'arts martiaux, elles sont quelque peu en retrait (quelques coups de ci de là), ce qui pourrait décevoir les fans premiers de l'acteur, même si les coups portés font à chaque fois bien des dégats.

    Au final, cette  bonne relecture moderne du "Yojimbo" d'Akira Kurosawa (clin d'oeil direct à la fin du film, lorsque un conducteur de bus invite une femme à aller voir "Yojimbo") est un film très intéréssant sur la redemption, où Van Damme se révèle modeste et touchant (comme l'ensemble des succulents seconds rôles) et où quelques magnifiques scènes de désert sont magnifiées par une somptueuse BO de Bill Conti.A découvrir sans aucun doute.

    (4G)(5C-Bill Conti-)(3C-Une image granuleuse qui manque d'éclat au niveau des couleurs-)

    USA/Couleurs/1999/91'/Columbia Tristar/DVD-9/VO D.D 5.1/Sous-titres français/Import DVD Zone 1 américain.

     


  • "The Order" de Sheldon Lettich ("Full Contact", "Double Impact"):

    Synopsis:   Le fils d'un architecte se rend en Israël pour tenter de retrouver son père enlevé par la branche extrémiste d'une secte centenaire...

    Critique:  Troisième réalisation de Sheldon Lettich ("Full Contact" et "Double Impact") pour Jean Claude Van Damme, "The Order" est un agréable divertissement sans plus de prétention que d'originalité, qui mise sur sa bonne humeur pour nous convaincre, malheureusement son manque de conviction dans quelques passage et quelques redites au genre, gachent quelques peu le plaisir.

    En effet "The Order" est un film de comédie-aventure qui n'est pas sans nous rappeler "Indiana Jones", avec son ton plutôt léger et som ambiance exotique, mais il est loin d'en atteindre l'excellence, la faute à un scénario et à des personnages (moins charmants) bien moins développés et à des péripéthies pas assez inédites.Cela ne veut d'ailleurs pas dire que le film manque de séquences mouvementées, bien au contraire (infiltration, courses poursuites, plusieurs fusillades...), mais aucune ne renouvelle le genre, et c'est bien dommage.Vous l'aurez donc compris, le film mise sur les éléments qui ont fait le succés des films d'aventures, sans innover, de plus il propose quelques stéréotypes trop présents dans ce genre de production, comme la séquence de fin qui se situe dans des catacombes ("Le Temple Maudit", "Benjamin Gates et le trésor des templiers"...), ou la poursuite d'un trésor grâce à une carte.

    Malgrès cela, et comme je l'ai signalé dans mon introduction, "The Order" est un très agréable divertissement, où l'on ne s'ennuie jamais et où la bonne humeur plutôt communicative est fort appréciable, d'ailleurs comment ne pas être de bonne humeur lorsque Van Damme, dans une excellente séquence, apparait en rabbin à bouclettes (?).Jean Claude, se montre de plus, complètement à l'aise dans les scènes de comédie (mais on le savait déja), mais aussi et surtout (dirons certains) dans les nombreuses démonstrations de ses capacités physiques, car même si le scénario est un peu light, il laisse une grande partie de ses pages aux nombreuses séquences d'actions et donc Van Damme nous assène, comme à son habitude, de bien belles empoignades.

    L'ensemble est réalisé par un grand connaisseur du belge, le bien nommé Sheldon Lettich, qui, sans plus de génie que ça, met en scène le film de façon largement satisfaisante, avec des plans appliqués qui mettent toujours en valeur son acteur et les magnifiques paysages, malgrès un montage pas toujours adéquat, même si toujours visible.Notons par contre l'utilisation très judicieuse des ralentis (souvent pendant ses coups de pieds retournés ou sautés).

    Au final, "The Order" est un sous-Indiana Jones (sans être péjoratif) très agréable, à la bonne humeur communicative, et sans plus de prétention que cela, qui aurait gagné à miser un peu plus sur l'originalité (pour pallier à un scénario un peu mince), plutôt que sur les codes trop systématiques du genre.Un agréable moment en perspective tout de même.

    (3G)(3C-L'on doit à Pino Donnagio une partition teintée d'aventures à l'image du film, c'est à dire, sympathique mais pas inoubliable-)(4T-quelques artefacts de compression-)

    USA/Couleurs/2001/89'/Columbia Tristar/DVD-9/VO D.D 5.1/Sous-titres français/Import DVD Zone 1 américain.