• undefined Boogeyman 2 de  Jeff Betancourt:

    Terrifiée par le boogeyman, le légendaire "monstre du placard", une jeune femme se fait interner dans un hôpital psychiatrique en vue de se soigner...

    Suite DTV de bonne facture, du premier et très décrié "Boogeyman", cette suite n'entretient que peu de rapport avec son grand frère.Oubliez l’aspect surnaturel de l’original, nous sommes ici dans la grande tradition des slashers que l'on nous vendait à tout vas à la fin des années 90, sauf que le métrage y ajoute de l'horreur parfois hardcore ("Saw" n'est jamais très loin, l'on retrouve même Tobin Bell dans le film). Les meurtres aux SFX globalement réussis, sont ainsi toujours très graphiques et la mention "Unrated Director's Cut" présente sur la jaquette du DVD n'est pas usurpée. Malheureusement, comme souvent dans ce style de production, les personnages sont caricaturaux et les acteurs (en dehors de l'actrice principale) n'en n'ont que le nom.

    *****
    Disponible en DVD Zone 1.


  • undefined Crime City de Baltasar Komakur:

    Un enquêteur des assurances est chargé de vérifier les circonstances de la mort d'un client dans un accident de voiture...

    Interprété avec force et conviction par des comédiens au talent évident, ce polar bien ficelé, aux retournements et péripéties multiples, nous plonge dans une amérique profonde à l'atmosphère sombre, où les personnages atypiques et humains sont retranscrits avec panache. Le réalisateur emballe le tout d'une bande-son qui met mal à l'aise et d'une mise en scène sobre, qui mise sur les émotions (et le psyché) des protagonistes et non sur le spectaculaire, pour un résultat étonnant d'efficacité. Un polar qui mérite d'être connu et reconnu.

    *****
    Disponible en DVD Zone 2 français.


  • Eastern Promises ("Les Promesses de l'Ombre") de David Cronenberg:

    Une sage femme enquête sur l'identité d'une jeune Russe, morte en couches, le soir de Noël. Elle découvre vite que la jeune femme était une prostituée, mêlée malgré elle aux agissements d'un groupe de proxénètes. Ses problèmes ne font alors que commencer ...

    Nouveau film de Cronenberg, "Eastern Promises" est un film de gangsters réussi et classe (les plans de caméra et la photographie sont très travaillés) où la violence sèche et sans concession (marque de fabrique de son réalisateur) fait des merveilles (anthologique séquence des bains publics), même si le scénario est linéaire et que certains clichés propres aux genres ne nous sont pas épargnés. Ce n'est pas très important au demeurant car le talent évident de son metteur en scène pour analyser la psychologie humaine est toujours passionnant, surtout lorsque les acteurs sont aux diapasons. Viggo Mortensen nous prouve ainsi, s'il en était encore besoin qu'il est un des meilleurs acteurs dans le circuit.

    Les derniers films de Cronenberg sont passionnants et ce "Eastern Promises" est un très bon cru, même si l'on est en droit de préférer "A History of Violence", moins froid et au scénario plus prenant.

    *****
    Disponible en DVD Zone 1 et HDDVD américain.

    Critique support
    :
    Encore un HDDVD de qualité que l'on doit à Universal.
    -Un transfert précis aux noirs purs et sans aucun bruit numérique.
    -Dynamiques lors des moments violents et subtils le reste du temps. Des mixages de précision.


  • Stardust de Matthew Vaughn:

    Le petit village anglais de "Wall" tient son nom du mur d'enceinte dissuadant ses habitants de s'aventurer dans le royaume voisin peuplé de sorcières, pirates volants et autres personnages malfaisants. Tristan, pour prouver son amour à la plus jolie fille du village, lui promet de lui rapporter un morceau de l'étoile qu'ils ont vu tomber par-delà le mur. Mais l'étoile qu'il trouve s'avère être une belle jeune fille, convoitise de bien mauvais esprits ...

    Excellente surpise que ce "Stardust", spectacle d'une originalité raffraichissante dans les productions traitant de l'héroïc fantasy, porté par un scénario remarquablement bien ficelé.

    Fable drôle et poétique, sublimée par des SFX et des paysages subimes savamment parsemés tout au long du récit, le film est un divertissement enchanteur à l'univers dépaysant plus enclain à la comédie qu'à la noirceur. Matthew Vaughn son réalisateur, possède également un véritable talent dans la direction d'acteurs (heureusement car les personnages sont très bien exploités et déssinés). Michelle Pfeiffer et De Niro cabotinent dans le bon sens du terme (un peu à la façon de "Johnny Depp" dans le premier "Pirates des Caraïbes"), Claire Danes est touchante dans sa naïveté et Charlie Cox en héros malgrès lui est juste parfait.

    Au final, cet excellent film d'aventure décompléxé, est un véritable renouveau dans la production cinématographique actuelle. Une fantaisie à déguster sans modération.

    *****
    Disponible en DVD Zone 1 et HDDVD américain.

    Critique support
    :
    Un HDDVD non loin de la perfection.
    -Malgré une image trop douce la gestion des couleurs est exemplaire et les noirs solides.

    -Des dialogues clairs et des effets stéréo percutants pour des pistes sonores agréables.


  • Sondage sur les sagas "Alien" et "Predator"...

    Ma question sera simple, quel film des deux sagas préférez-vous?

    J'ai besoin de vous pour l'effectuer
    , n'hésitez donc surtout pas à laisser des commentaires, je vous en serez même très reconnaissants, puis dans quelques semaines ce dossier remontera en première page, avec le résultat de vos réponses. Merci beaucoup pour votre participation.

    Dans ce dossier vous trouverez une critique rapide des 4 films "Alien" des 2 "Prédator" et des 2 "AVP".

    -"Alien"  Etats-Unis, 1979  De Ridley Scott

    Première apparition de la créature la plus effrayante de l'histoire de la SF et fondateur d'une mythologie énorme, ce film très raffiné (la réalisation de Scott est toujours une référence plus de 25 ans après) au rythme assez lent, procure des moment d'épouvante hors norme dès lors que son espèce vedette fait son apparition. Notons également l'apparition d'un héros inhabituelle pour l'époque, une femme, qui deviendra aussi une icone du cinéma d'horreur dans ses 3 suites. Une réussite incontestable.

    -"Aliens" Etats-Unis, 1986 De James Cameron

    Comment réussir une suite et surpasser l'original, "Aliens" est sans aucun doute la réponse. Le métrage de Cameron ne met plus en scène 1 alien, mais des centaines face à des marines surarmés (excellente équipe à la sympathie indéniable) , dans ce film de guerre camouflé dans de la science fiction d'horreur. Exit donc le huit clos claustrophobique. Le spectacle est total et toutes les scènes où apparaisent les xénomorphes font mouches. Notons une création à tout jamais encrée dans nos mémoires, la mémorable "Reine" des aliens. Incontestablement une petite merveille.

    -"Alien3" Etats-Unis, 1992 De David Fincher

    Après la guerre, cet opus reviens au source, avec 1 seul alien, aucune arme à feu (ou presque, cf la fin) et beaucoup plus d'angoisse. Meilleur opus de toute la saga, le savoir faire de son jeune réalisateur (le génie David Fincher) nous entraine dans un survival en milieu carcéral où son alien au design ravageur (naît dans un animal, d'où un aspect plus bestial) est représenté comme un antéchrist, tout comme Ripley qui devient ici une prométhée post-moderne. La grandeur humaniste de cette épisode est également à signaler. Un chef d'oeuvre tout simplement.

    -"Alien Resurrection", Etats-unis, 1997 De Jean-Pierre Jeunet

    Très esthétique, ce film met en scène ses créatures vedettes, essentiellement de synthèses de façon spectaculaire (cf l'énorme séquence aquatique) et que l'on peut enfin voir et apprécier dans leurs totalités. Ce dernier est volontiers plus gore que ces prédécésseurs, et est également saupoudré d'un humour noir inédit dans la saga. L'on retrouve également dès séquences d'action non-stop comme dans "Aliens". Atypique et réussi.

    Predator -"Predator", Etats-Unis, 1987 De John Mc Tiernan

    Sur un scénario simple mais accrocheur, le film est la référence de ce qui s'est fait de mieux dans le domaine du survival primal (pour preuve, le dernier tiers de "Apocalypto" est un remake de ce film). La créature silencieuse et toujours camouflée et un chasseur redoutable qui semble occuper tout l'espace sans pourtant jamais y apparaitre. La tension est palpable et les scènes percutantes affusent tout du long, surtout dans la dernière partie où la créature apparait enfin aux yeux de tous. Et que dire de la traque final avec un Schwarzeneger habité comme jamais, où même de la somptueuse BO de Alan Silvestri. Un incontournable, qui passe les années avec brio.

    -"Predator 2", Etats-unis, 1990 De Stephen Hopkins Predator 2

    Transportant son univers de la jungle végétale, à la jungle urbaine de Los Angeles, ce "Predator" s'offre quelques moments de bravoure absolument culte (le combat dans l'abattoir, ou la rencontre entre Harrigan et King Willie entre autres), mais perd quelque peu en souffle. Qu'importe, le spectacle est là est construit un mythe solide autour de son monstre. Un très bon film de série B, digne des meilleurs films d'actions des années 90.

    Alien vs Predator -"Alien vs Predator", Etats-Unis, 2004 De Paul W.S. Anderson

    Série B à l'esthètique réussi, "AVP" est malheureusement édulcoré dans sa violence et démarre trop lentement à cause d'une exposition bien trop importante qui expose des personnages sans épaisseur. Les créatures vedettes font leurs apparitions que trop tardivement, c'est dommage, car la dernière demi-heure est plutôt trépidante, surtout sa conclusion digne des comic's book qui exhume la "Reine" Alien qui n'a jamais été aussi impréssionnante. Notons tout de même que l'univers des 2 races est joliment développés, pour une connaissance accrue de ces dernières.

    -"Aliens vs Predator Requiem", Etas-Unis, 2007 De Colin et Greg Strause AVP 2

    "AVP-R" est un spectacle brut de décoffrage à la réalisation parfois bancale, où la violence et les morts s'enchainent à vitesse grand V, qui respecte bien mieux les 2 franchises que le poseur "AVP" et qui surtout les fait s'affronter tout du long. Un film pop-corn (c'est bien de ça dont il s'agit) qui s'adresse avant tout aux fans et aux geeks, qui fait plaisir là où sa passe, même si un développement plus conséquent des personnages humains aurait permis de s'identifier et donc de ressentir des émotions.