• La Guerre des Mondes La Guerre des Mondes de Steven Spielberg:

    En compagnie de ses enfants Rachel et Robbie, Ray Ferrier, docker divorcé, assiste à la première phase d'une attaque massive d'extra-terrestres. Dans un paysage de désolation où s'étirent des colonnes de fuyards en détresse, Ray tente de protéger les siens. Mais l'implacable et mystérieux ennemi est omniprésent et aucun abri ne lui résiste...


    Blockbuster aussi spectaculaire qu'intimiste, "La Guerre des Mondes" est sans aucun doute l'une des plus belles réussites de son réalisateur.

    Le film se place tout d'abord dans un contexte actuel afin de souligner l’intemporalité de l’histoire (guerre froide /11 septembre, même bataille) et la peur implicite mais présente qu’une menace s’abatte à tout instant. Au lieu de s'accès sur une invasion d'envergure planétaire (quelques plans furtifs de télévision suffisent à le comprendre), le film se centre sur la fuite d'un père de famille et de ses enfants. Le métrage se déroule donc à la première personne ce qui permet pour nous de rentrer de plein fouet dans l'histoire et non pas de rester juste simple spectateur.

    Ceci est bien évidemment possible grâce à des effets spéciaux incroyables et à une mise en scène d'exception qui privilégie les plans-séquences et la caméra portée à l'épaule pour plus de réalisme. Car c'est bien de ça dont il est question ici et Spielberg y parvient avec succès en traduisant au plus juste le sentiment de panique, la lâcheté dans les moments durs et la peur de perdre un des siens. Sentiment que connaitra d'ailleurs le personnage principal qui tout au long du métrage essayera de protéger sa famille tout en renouant des liens.

    "La Guerre des Mondes" est ainsi l'évolution d'un homme au sein d'un conflit qui le dépasse et comme chacun le sait, Tom Cruise n’est jamais aussi performant que lorsqu’il joue le mec ancré dans la plus banale des banalités mais en proie à de lourds démons intérieurs (que ceux qui en doutent revoient "Magnolia"). La petite Dakota Fanning illumine ce cauchemar par sa faculté à retranscrire la peur et à la communiquer, sa performance se passe d'ailleurs de tout commentaire.

    Au final ce chef-d'oeuvre se situe quelque part entre le film d’action spectaculaire et le drame humain tripal sans que l’un prenne le pas sur l’autre (ou seulement dans le meilleur des cas) et en réussissant sur les deux tableaux. Beau travail M. Spielberg.

    *****
    Disponible en DVD Zone 2 et Blu-ray Disc Zone B.

    Pistes sonores: Anglais DTS-HD Master Audio 5.1; Français (VFF), Allemand, Espagnol et Italien Dolby Digital 5.1.

    Critique support
    :
    Un Blu-ray Disc aussi incontournable que le film.
    -
    L'aspect granuleux de l'image est retranscrit avec soin, le piqué est poussé et nous délivre de très nombreux détails, les contrastes sont saisissants, la palette colorimétrique est fidèle à la photographie originale (teintes ternes, blancs brûlés), mais quelques petits défauts de pellicule.
    -Des pistes sonores explosives (basses dantesques), immersives et dynamiques (même en Dolby Digital 5.1) où les très nombreux effets surrounds sont précis et équilibrés.


  • Shrek-4.jpg Shrek 4, il était une fin deMike Mitchell:

    Domestiqué, assagi, Shrek a perdu jusqu'à l'envie de rugir et regrette le bon vieux temps où il semait la terreur dans le royaume. C'est alors que l'habile et sournois Tracassin lui propose un contrat. Shrek se retrouve soudain transporté dans un monde parallèle totalement déjanté où les ogres sont pourchassés, où Tracassin est roi, où Fiona et son bien-aimé ne se sont jamais rencontrés...

    Grâce à une idée lumineuse que l'on doit aux scénaristes (un univers parallèle), la saga "Shrek" se clôture avec rythme et panache dans l'originalité. Les gags sont toujours aussi burlesques et les personnages clés qui ont bien changés sont bien présents, mais l'ampleur de la mise en scène et l'émotion qui se dégage à la fin sont plutôt inédites dans la série. Un divertissement réjouissant pour les spectateurs de tout âge.

    *****
    Au cinéma depuis le 30 juin 2010.