• Safe HouseSafe House (Sécurité rapprochée) de Daniel Espinosa:Safe House

    Après avoir échappé au contre-espionnage pendant près de dix ans, un traître de la CIA refait surface en Afrique du Sud, mais lorsque sa cachette d’un faubourg du Cap est attaquée par un mystérieux commando, un jeune « bleu » est obligé d’assurer seul sa fuite et de le conduire dans une nouvelle résidence sécurisée...

    Influencé par le style moderne de Tony Scott, ce thriller d'espionnage nerveux et intense aux scènes d'action musclées et au scénario bien ficelé riche en rebondissements, est porté par un duo d'acteurs charismatique en diable et soutenu par une mise en scène trépidante qui ne laisse aucune seconde de répit aux nerfs, mais la conclusion bien pensante est trop facile.

    *****
    Blu-ray Disc Région B Anglais.
    Éditeur: Universal Pictures.

    - Pistes sonores: Anglais DTS-HD Master Audio 5.1; Français (VFF), Italien, Allemand et Espagnol DTS 5.1.
    - Sous-titres: Français, Italien, Allemand, Espagnol, Néerlandais et Portugais; Anglais pour malentendants.

    Critique support: BBBBB
    -Image: Ce transfert HD sublime à la définition parfaite, à la profondeur de champ imposante et à la palette colorimétrique chaleureuse à souhait, respecte scrupuleusement les choix artistiques du réalisateur et de son chef opérateur avec un grain artistique omniprésent qui texture l'image avec style et avec des contrastes hyper poussés.
    -Audio: Une VO à la dynamique redoutable et aux effets « maous » qui fusent dans tous les sens avec une énergie dévastatrice pour une immersion de folie. A son niveau, la VF ne démérite pas mais manque de punch.


  • Dos au mur Dos au mur de Asger Leth:

    Après son évasion, un ancien flic condamné à la prison pour un vol dont il se dit innocent, monte jusqu’à l’un des derniers étages d'un célèbre hôtel de New York et enjambe la fenêtre. Le voilà dehors, sur la corniche, au bord du vide. Une négociatrice de la police, est chargée d’essayer de le convaincre de ne pas sauter...

    Ce petit thriller plaisant et très rythmé qui utilise à bon escient son unité de temps et de lieu (une petite corniche d'un hôtel de luxe au-dessus du vide) pour captiver et maintenir la tension est parfois invraisemblable et manque de surprise, mais reste suffisamment calibré pour se divertir efficacement durant 90 minutes.

    *****
    Blu-ray Disc Région B Français.
    Éditeur: StudioCanal.

    - Pistes sonores: Anglais et Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1.
    - Sous-titres: Français.

    Critique support: BBBBB
    -Image: Le transfert HD aurait été parfait si les scènes en basse lumière n'avaient tendance à fourmiller car la définition est tranchante, les détails sont multiples, la profondeur de champ est vertigineuse, les couleurs métalliques sont accrocheuses, les contrastes sont puissants et les noirs sont solides.
    -Audio: Des pistes sonores à l'enveloppe acoustique efficace dont la BO stressante sur l'ensemble des canaux, les effets d'ambiances réalistes (le déplacement des véhicules) et les basses bien senties permettent une immersion complète.


  • Le territoire des loups Le Territoire des Loups de Joe Carnahan:

    Les rescapés d'un crash en Alaska sont les proies d'une meute de loups...

    Ce survival âpre et lyrique au suspense glacé porté par un Liam Neeson magnétique, est un drame suffocant qui s'intéresse autant aux hommes à travers des scènes de survie et des dialogues qui sondent l'âme humaine avec mélancolie (le personnage principal est moralement brisé), qu'au spectaculaire de situations tout simplement traumatisantes avec le crash aérien ou terrifiantes avec les attaques meurtrières de loups impressionnants. Le film aurait pourtant gagné à être moins long d'une quinzaine de minutes (le coup de mou du milieu) pour vraiment tenir en haleine de bout en bout. Le Territoire des Loups reste de toute façon une très bonne surprise et s'impose même comme un survival brutal et angoissant qui ne laissera personne indemne.

    *****
    Blu-ray Disc Région B Français.
    Éditeur: Metropolitan Vidéo.

    - Pistes sonores: Anglais et Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1.
    - Sous-titres: Français.

    Critique support: BBBBB
    -Image: Un excellent transfert HD au rendu cinéma fort appréciable avec son aspect volontairement granuleux (d'infimes plans fourmillent lorsque la brume fait son apparition) qui participe grandement à l'ambiance du film. Pour le reste, le piqué est acéré, les détails s'affichent en nombre et en permanence, la profondeur de champ en impose, les blancs sont magnifiques (les autres couleurs aussi d'ailleurs), les contrastes sont nets et les noirs abyssaux.
    -Audio: Des pistes sonores d'anthologies à la puissance phénoménale (le crash aérien) et à la spatialisation d'une ahurissante précision qui utilise chaque enceinte avec un brio inouï. Les déplacements et grognements des loups font froid dans le dos, et le souffle du blizzard est d'un tel réalisme que l'envie de se couvrir est inévitable.
    Top démo.


  • Wrath of the Titans 3D Wrath of the Titans (La Colère des Titans) de Jonathan Liebesman:

    Dix ans après avoir vaincu le monstre Kraken, Persée, demi-dieu et fils de Zeus, tente de mener une vie paisible dans un village où il s'occupe seul de son fils. Mais Zeus vient lui demander de l'aide car Hadès s'apprête à libérer les Titans du Tartare...


    Dans la droite lignée de son aîné, La Colère des Titans est un péplum mythologico-fantastique bourrin à l'écriture balourde (le scénario à la fois simpliste et linéaire reprend d'ailleurs le schéma narratif du premier) qui remplit sans peine le cahier des charges du popcorn movie sans âme qui en met plein la vue.

    En effet, il aligne à un rythme effréné des scènes d'actions viriles et colossales qui sont filmées caméra à l'épaule au milieu d'environnements aussi crasseux que poussiéreux, et il met en scène sous un déluge d'effets-spéciaux réussis un bestiaire jouissif au possible (des chimères, des cyclopes, le Minotaure, l'impressionnant Kronos). Mais en dehors de sa remarquable direction artistique et de son enchaînement de scènes "maousse costo", le film est terriblement creux et ne raconte finalement pas grand chose de nouveau.

    Voilà donc un divertissement hollywoodien très spectaculaire et très généreux qui devrait ravir les fans de films épiques ... décérébrés, car le scénario est vraiment inepte et n'est qu'une excuse pour tout défoncer de l'autre côté de l'écran.

    *****
    Blu-ray Disc Région A, B et C Américain.
    Éditeur: Warner Bros.

    - Pistes sonores: Anglais DTS-HD Master Audio 5.1; Français (VFQ) et Espagnol Dolby Digital 5.1.
    - Sous-titres: Français et Espagnol. Anglais pour malentendants.

    Critique support: BBBBB
    -Image: Une définition des contours tranchante, des textures fines, des détails plus que creusés à l'image de la profondeur de champ, une palette colorimétrique chaleureuse qui explose de mille feux, un niveau des noirs riche, des contrastes solides et un petit grain cinéma qui ne vire presque jamais en fourmillement malgré l'abondance de sables, de brumes, de débris et de fumées qui éclaboussent l'image.
    -Audio:
    Des pistes sonores ravageuses et immersives du début à la fin pour une expérience sonore qui frise la perfection. Les dialogues sont toujours clairs, le canal LFE est pris de fureur à de nombreuses reprises et les effets aussi précis que spectaculaires abondent sur l'ensemble des canaux.

    Qualité de la 3D
    :
    Wrath of the Titans
    Après l'horrible conversion 3D appliquée à la va-vite par le studio sur Le Choc des Titans, les craintes étaient élevées concernant celle de sa suite, mais l'expérience 3D est beaucoup plus satisfaisante et s'impose même comme une très bonne conversion sans dédoublement qui conserve presque toutes les qualités du transfert 2D (l'image est juste un peu plus sombre). La profondeur de champ est convaincante tout du long et franchement impressionnante lorsque la caméra se dirige vers les entrailles du Tartare, les éléments se détachent toujours bien les uns des autres, les débordements sont nombreux (les corps/têtes des personnages, le cheval ailé Pégase, les particules de poussière, les débris et la fumée pour les plus récurrents) et deux-trois jaillissements font leur petit effet (la queue dentée de la chimère et les rochers envoyés par Kronos pour les plus impressionnants).


  • Ghost Rider Spirit of Vengeance 3D Ghost Rider: Spirit of Vengeance (Ghost Rider: L'esprit de vengeance) de Mark Neveldine et Brian Taylor:

    Danny, jeune garçon porteur d’une prophétie, suscite la convoitise de Roarke, un homme mystérieux possédant de grands pouvoirs. On fait alors appel à Johnny Blaze pour se lancer à la recherche de l’enfant en lui proposant comme récompense de le libérer de son alter ego, le Ghost Rider...

    Une série B (ou plutôt Z) aussi fun et barrée que grasse et débile qui doit sa relative réussite à la mise en scène complètement déjantée et expérimentale du duo névrosé Taylor/Neveldine (couplée à un montage épileptique) qui ne recule devant rien pour en mettre plein la vue lors des mémorables scènes d'action où le Rider massacre avec style ses adversaires dans les décors plus ou moins vides de l'Europe de l'Est, car en dehors de cela le scénario et les dialogues sont affligeants, les acteurs sont là pour l'argent (Nicolas Cage cabotine quand même avec plaisir comme lors de l'hallucinante scène de l'interrogatoire) et le temps semble un peu long lorsque le Rider n'est pas à l'écran. Ghost Rider: Spirit of Vengeance s'apparente donc à un gros nanar boosté aux amphétamines qui ne devrait pas laisser indifférent les adeptes de pellicules azimutées du bocal.

    *****
    Blu-ray Disc Région A, B et C Canadien.
    Éditeur: Sony Pictures Home Entertainment.

    - Pistes sonores: Anglais, Français (VFQ) et Espagnol  DTS-HD Master Audio 5.1; Catalan Dolby Digital 5.1.
    - Sous-titres: Anglais, Français et Espagnol. Anglais pour malentendants.

    Critique support: BBBBB
    -Image:
    Un transfert HD époustouflant qui flatte la rétine en permanence. En effet, la définition est tellement en béton et le piqué d'une précision telle que les détails et la profondeur de champ sont affolants de jour comme de nuit (la scène du chantier), les couleurs sont resplendissantes (les flammes), les contrastes pètent la forme et les noirs sont d'une profondeur rare.
    -Audio: Des pistes sonores aussi hystériques que le film qu'elles accompagnent avec une dynamique incroyable, des effets surround ravageurs (les arrivées en trombe du Rider sur les enceintes arrière) et des basses tonitruantes.

    Qualité de la 3D
    :
    Ghost Rider: Spirit of Vengeance
    Une assez bonne 3D convertie en post-production (jamais trop sombre alors que l'action se déroule à 80% de nuit) qui ne souffle d'aucune diaphonie et dont le transfert reste fidèle à l'image 2D. Même si la profondeur de champ semble toujours naturelle, elle varie de moyenne lors des dialogues à spectaculaire lors des séquences tournées à ras du bitume où le Rider monte sa bécane, les débordements sont rares mais présents (la tête du Rider lors de sa première apparition) comme les jaillissements (les cendres des victimes semblent flotter dans la pièce et la chaîne du Rider
    transpercent parfois l'écran) qui restent modérés. Le résultat semble finalement assez étudié et/ou convaincant, car une 3D beaucoup plus poussée (dans tous les sens du terme) aurait certainement donné la nausée car les brusques mouvements de caméra (100% du film) ne se prêtent pas parfaitement à l'exercice.