• [Test Blu-ray] Detroit

    [Test Blu-ray] Detroit

    [Test Blu-ray] DetroitNationalité : Américain
    Genre : Drame, Polar
    Année : 2017
    Durée : 143 min
    Réalisateur : Kathryn Bigelow
    Acteurs : John Boyega, Will Poulter, Algee Smith, Jason Mitchell, John Krasinski, Hannah Murray, Anthony Mackie
    Compositeur : James Newton Howard

    Provenance : France
    Éditeur : Studiocanal
    Date de sortie : 20 février 2018
    Format vidéo : 1920x1080 / 24p - SDR / BT.709 - YCbCr 4:2:0 / 8 bit - Encodage AVC - Format 1.85
    Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1, Français DTS-HD MA 5.1
    Sous-titres : Français



    En cet été 1967 aux États-Unis, une poussée de violence et d’émeutes se repend comme une traînée de poudre dans le pays. En cette période de guerre du Vietnam et de ségrégation raciale toujours aussi forte, le climat insurrectionnel atteint la ville de Détroit où, entre révolte de la communauté noire et répression policière féroce, chaque étincelle peut mettre la ville à feu et à sang. Un banal tir de pistolet dans un hôtel déclenche une flambée de violence de la part de certains policiers qui perdent rapidement le contrôle et le fil des événements au risque de commettre l’irréparable...




    [Test Blu-ray] DetroitSi Kathryn Bigelow reste discrète ces dernières années en étant chiche en sortie de films, elle en a finalement réalisé que 10 pour le cinéma, c’est qu’elle cherche toujours un sujet qui lui tient à cœur pour mieux se concentrer sur celui-ci. Aimant souvent décrypter les coulisses des événements pour mieux les expliquer, elle s’attaque cette fois à des événements tragiques qui parsèment l’histoire de l’Amérique à travers des flambées de violence qui montrent que les vieux démons de l’Amérique sont toujours présents. Ségrégation de la communauté noire, racisme ordinaire, violence policière, elle dénonce à travers ce film ces faits récurrents dont a du mal à se défaire cette nation si prompte à défendre la démocratie. Alors oui, Kathryn Bigelow prend fait et cause du point de vue de la communauté noire. C’est visiblement le moteur de son film, et c’est son droit le plus strict. En premier lieu, elle montre sans concession une communauté noire acculée dans sa misère, craintive, exclue du miracle économique américain, sans moyen de défense. D’un autre côté, elle souligne le côté sombre, dominateur, veule, empreint de préjugés et de détestation presque viscérale des noirs de la communauté blanche. Ce n’est surement qu’une partie visible de la complexité d’un pays comme l’Amérique qui est décrite dans ce film. Même si les faits dénoncés dans ce film me révulsent au plus haut point, justifiant l’empathie qu’on doit éprouver pour les protagonistes, je me garderai bien de prendre parti pour une communauté ou pour une autre. Chacun doit surement avoir une part de responsabilité pour que continue cette défiance entre la communauté noire et blanche, et se rejeter la faute mutuellement sur les maux qui rongent chaque communauté, ne doit pas faire oublier que chacun doit aussi parfois mettre de côté ses préjugés et sa méconnaissance de l’autre pour essayer de comprendre les problèmes de l’autre. Le racisme n’est pas un problème de blanc, mais bien un problème universel dont on a du mal à se défaire, et ça continue malheureusement. Après cette digression un peu longue, je m’en excuse, il n’en reste pas moins que la mise en scène de ces évènements est éprouvante, faisant monter crescendo une tension malsaine et palpable tout au long du film. Je donne une mention spéciale à l’acteur Will Poulter en policier impitoyable et salaud intégral, nourri à la haine du noir et d’une morgue sans pareil devant les événements, où malgré l’ignominie de ses actes, il s’en sort indemne (comme dans la réalité). Du grand art. Le reste du casting assez sobre participe à l’excellence de la mise en image où la reconstitution historique est mise en valeur. Je reprocherai juste un peu de froideur clinique dans la réalisation de Kathryn Bigelow où finalement l’émotion qui touche vraiment n’est pas toujours présente.



    [Test Blu-ray] Detroit(Test réalisé sur un écran 2160p)
    Bien qu’on retrouve la patte de la réalisatrice Kathryn Bigelow avec une image façon reportage pris sur le vif et caméra à l’épaule, avec une granulation typique des films de la réalisatrice, l’image est d’une précision sans faille. Outre la définition parfaite, les couleurs sont extrêmement bien rendues et les contrastes de toute première catégorie.




    [Test Blu-ray] Detroit(Test effectué en VO 5.1 DTS-HD Master Audio sous-titrée français)
    Entre moments de calme presque inquiétants et déchaînements de violence tout au long du film, on est immergé dans une piste extrêmement bien spatialisée. Musique lancinante inquiétante, parfois presque inaudible, qui suit la montée crescendo des événements.


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    Matériel de test
    Diffuseur vidéo : Samsung UE65HU7500 Source : Sony UBP-X800
    Amplification : Yamaha RX-A3020 
    Enceintes : Pioneer S-C80, S-H810V, S-F80, S-W250 (5.1)
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    Rédacteur

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    jedi poodou

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