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Publié par le loup celeste

Cadillac Records de Darnell Martin:

L'histoire du fameux label "Chess Records" de Chicago, qui a fait connaître dans les années 50 des artistes comme Chuck Berry, Muddy Waters, Howlin' Wolf, Elvis Presley ou encore Etta James.

Le blues a directement influencé l'évolution du rock'n'roll et les Afro-Américains qui ont développés cette musique n'ont jamais reçu le crédit qu'ils méritaient, si ce n'est quelques années plus tard lorsque l'histoire était déja écrite. "Cadillac Records" s'efforce de remettre les choses au clair et raconte les évènements qui ont remodelé la musique populaire américain à travers le label de musique "Chess Records".

Réalisée avec soin, cette chronique des débuts de l'industrie de la musique moderne est portée par des tubes légendaires et par des acteurs crédibles qui nous gratifient de performances vocales incroyables (Beyoncé Knowles en tête), mais les évènements s'enchainent trop rapidement et certaines étapes de cette évolution musicale sont vite expédiées. La faute à sa durée de 110 minutes alors que l'histoire racontée aurait mérité une bonne heure de plus pour être totalement creusée.

Soignée et interprétée avec grand brio, cette histoire charnière dans l'histoire de la musique américaine plaira aux fans de vraies et belles chansons.

*****
Disponible en DVD Zone 1 et Blu-ray Disc Zone A (non zoné).

Pistes sonores: ENGLISH & FRENCH (VFF) Dolby TrueHD 5.1.

Critique support:
Un Blu-ray solide à défaut d'être spectaculaire.
-Un transfert qui reproduit à merveille l'aspect du film (teintes fades jusqu'à l'arrivé du
rock'n'roll où les couleurs vives sont introduites) avec des contrastes vifs et des noirs solides.
-Des pistes sonores dynamiques et cristallines mais un peu trop frontales et aux basses fréquences presque absentes. C'est dommage pour des chansons blues et rock'n'roll.

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L
Après avoir vu le film en Zone 1, je peux témoigner qu'il a des qualités cinématographiques certaines (même si le faible budget se sent parois beaucoup, notamment dans les rares scènes d'extérieurs) avec de bons acteurs (Beyoncé est excellente en Etta James). Mais il prend de lourdes libertés avec la véritable histoire: presque rien de ce qui est présenté dans le film comme des faits avérés sous des noms de personnes ayant existé ou étant encore vivantes, ne s'est réellement passé comme cela. Et moi qui ai eu la chance de rencontrer (et parfois de connaître) certains des principaux protagonistes du film, je peux dire qu'aucun d'entre eux (à l'exception peut-être de Little Walter?) n'avait le caractère et le tempérament qu'on lui prête dans le film. Il paraît que Marshall Chess (le fils de Len) a été mortifié de ce qu'on a fait de la saga à laquelle il a réellement participé et qu'il se propose de porter l'affaire en justice?Ces docudrames sont quand même bien embêtants: s'il s'agit d'une fiction, on ne peut vraiment pas prendre des personnages trop récents (ou alors il faut leur donner une autre identité: c'est ce qu'a fait le roman A chicago, un harmonica sanglote le blues (au Seuil) avec Muddy waters. S'il s'agit par contre d'une fresque historique, il faut se documenter sérieusement et ne pas traiter l'Histoire comme s'il s'agissait d'une pièce de théâtre.