• Festival de Gérardmer 2017


    La 24ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est déroulée dans un froid hivernal du mercredi 25 au dimanche 29 janvier 2017, et votre humble serviteur s'y est rendu pour profiter de l’événement. Et je ne regrette vraiment pas car la sélection de cette année, un très bon cru, valait encore une fois le déplacement. Voici d'ailleurs mes impressions sur les seize longs-métrages que j'ai eu la chance de visionner :


    ☠ Clown (Canada & États-Unis) de Jon Watts : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 27 janvier à 16h30 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Lorsque le clown engagé pour animer l’anniversaire de son fils lui fait faux bond, un père de famille qui travaille comme agent immobilier doit prendre la relève. Il trouve par hasard un vieux costume de clown dans le sous-sol d’une maison qui vient d’être mise en vente et il revêt le déguisement pour assurer le spectacle. Le lendemain de la fête, il réalise qu’il n’arrive plus à se débarrasser du costume alors devenu une seconde peau...
    • Mon avis : Un drame horrifique poisseux à l'humour noir savoureux, animé par un clown maléfique qui a la dalle !

    ☠ Sam Was Here (France & États-Unis) de Christophe Deroo : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 27 janvier à 18h30 au Paradiso. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Sam, un représentant de commerce, traverse le désert californien à la recherche de nouveaux clients, mais il ne rencontre jamais personne. Son épouse ne répondant pas à ses appels, son seul lien avec le monde extérieur reste la voix d’Eddy, un animateur d’une station de radio qu’il écoute en conduisant. Eddy demande à ses auditeurs de lui fournir des informations sur un tueur d’enfants toujours en fuite et les exhorte même à lui faire la peau. Sam réalise alors que tous voient en lui le tueur recherché...
    • Mon avis : À la frontière du réel, ce thriller sensoriel ultra-mystérieux à l'ambiance oppressante et au score entêtant nous fait voyager dans "La Quatrième Dimension" !

    ☠ Rupture (Canada & États-Unis) de Steven Shainberg : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 27 janvier à 20h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Renée Morgan, une mère célibataire, n’a jamais pu apprendre à être forte. Un jour, après avoir laissé son fils à l’école, elle est brutalement enlevée et jetée dans un camion qui part en trombe et roule pendant des jours. Elle n’a aucune idée où on l’amène, mais de toute évidence, on l’amène très loin. Le camion finit par arriver dans un vaste établissement, possiblement pharmaceutique ou gouvernemental. Un homme mystérieux la questionne sur son passé médical et sur ses peurs. D’autres personnes arrivent, d’autres personnes l’observent. Mais pourquoi elle ? Et que veulent ces gens ? La réponse à ces questions ira bien au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer...
    • Mon avis : Entre "Hostel" et "Invasion of the Body Snatchers", ce thriller de SF tendu et angoissant est surprenant !

    ☠ The Autopsy Of Jane Doe (Royaume-Uni) de André Øvredal : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 27 janvier à 22h15 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

     Le synopsis : Le médecin légiste Tommy Tilden et son fils Austin gèrent une morgue familiale dans la petite ville de Virginia. Dans le cadre d’une enquête de routine, le shérif local leur amène le corps d’une inconnue – dénommée Jane Doe par défaut – retrouvé dans le sous-sol d’une maison où plusieurs meurtres ont été commis. Quand ils décident de procéder à l’autopsie, ces professionnels aguerris vont aller de découvertes en découvertes de plus en plus macabres, tandis que des événements surnaturels ne tardent pas à survenir autour d’eux...
    • Mon avis : Ce film d'épouvante réalisé avec soin est un huis clos absolument terrifiant. Cette autopsie fera donc date !

    ☠ Realive (Espagne & France) de Mateo Gil : Festival de Gérardmer 2016Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le samedi 28 janvier à 09h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Marc Jarvis subit un choc brutal lorsqu’il apprend, à l’âge de 32 ans, qu’il est atteint d’un mal incurable et qu’il ne lui reste qu’un an à vivre, au mieux. Ne pouvant accepter sa mort prochaine, il décide de se faire cryogéniser. Même si elle désapprouve la décision de Marc, Naomi, le grand amour de sa vie, l’accompagne dans sa démarche. Soixante ans plus tard, la société Prodigy Health Corporation réussit à le réanimer. Malgré les complications médicales qui suivent son retour à la vie, le corps de Marc a une furieuse envie de vivre quand son âme a du mal, elle, à retrouver la simple envie de guérir...
    • Mon avis : Drame de SF et romance passionnelle, ce conte philosophique sur le sens de la vie est bouleversant !

    ☠ Interchange (Malaisie & Indonésie) de Dan Iskandar Said : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le samedi 28 janvier à 11h30 à la MCL. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Adam, un photographe de la police criminelle hanté par les visions macabres de la dernière scène de crime sur laquelle il a dû travailler, décide de se couper du monde en restant isolé chez lui et, pour s’occuper, de continuer à prendre des photos de ses voisins. Son passe-temps apparemment anodin prend une drôle de tournure lorsqu’Adam s’éprend de sa voisine d’en face, Iva, originaire de Bornéo. Adam se retrouve alors bientôt mêlé à de sombres histoires de meurtres mystérieux. Au même moment, son meilleur ami, le détective Man, lui demande de l’aider à résoudre une série de meurtres rituels. Au fil de leur enquête, Adam et Man vont alors découvrir l’existence cachée d’un monde souterrain peuplé de chamans et de créatures surnaturelles...
    • Mon avis : Peu rythmé, ce surprenant polar fantastique sur le folklore malaisien n'est pas très palpitant même s'il reste digne d'intérêt.

    ☠ Under the Shadow (Royaume-Uni, Qatar, Jordanie & Iran) de Babak Anvari : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le samedi 28 janvier à 14h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Téhéran, 1988. Dans le conflit qui oppose l’Iran à l’Irak, voilà huit ans que la ville est la cible de bombardements. Après le départ de son mari au combat, Shideh doit élever seule leur fille Dorsa. Quand le toit de leur immeuble est touché par un missile qui – miraculeusement – n’explose pas, Shideh semble progressivement perdre pied au fur et à mesure du comportement de plus en plus étrange de Dorsa. Essayant de trouver un sens à ces changements soudains chez sa fille, Shideh apprend par un voisin superstitieux que ce missile a dû transporter avec lui un djinn, une force surnaturelle qui voyage avec le vent et qui cherche depuis à posséder sa fille. Shideh n’a alors d’autre choix que celui d’affronter l’esprit malveillant pour réussir à sauver Dorsa...
    • Mon avis : Si les motifs du genre sont classiques, ce drame d'épouvante se sert de son décorum inédit (la guerre Iran-Irak) pour jouer sur une efficace oppression psychologique.

    ☠ The Girl with All the Gifts (Royaume-Uni) de Colm McCarthy : Festival de Gérardmer 2017Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le samedi 28 janvier à 17h00 à l'espace LAC. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, l’une d’entre eux, Mélanie, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Mélanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme de celui de l’humanité tout entière...
    • Mon avis : Inspiré par le livre "Je suis une légende" et le jeu vidéo "The Last of Us", ce zombie flick post-apo filmé à hauteur d'hommes, est une bombe malaisante et émouvante à la touche féministe bienvenue !

    ☠ Split (États-Unis) de M. Night Shyamalan : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le samedi 28 janvier à 20h00 au cinéma du Casino. Film d'ouverture - Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Les fractures mentales des personnes présentant un trouble dissociatif de la personnalité ont longtemps fasciné et interrogé la science. Il se dit même que certains peuvent développer des attributs physiques spécifiques pour chacune de leurs personnalités, une sorte de prisme cognitif et physiologique à l’intérieur d’une seule et même personne. Kevin a déjà révélé au docteur Fletcher, sa psychiatre dévouée, 23 personnalités avec, pour chacune, des attributs physiques différents. Mais l’une d’elles reste encore enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair le foyer d’une guerre que se livrent ses personnalités multiples, en même temps que les divisions qui jusqu’alors régnaient dans son subconscient volent en éclats...
    • Mon avis : Le maître Shyamalan est bel et bien de retour avec cet angoissant thriller psychologique à l'imperfectible maîtrise formelle, porté par la prestation hors-norme de James McAvoy. Et la fin annonce du très, très lourd !

    ☠ Le Secret de la chambre noire (France, Belgique & Japon) de Kiyoshi Kurosawa : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le samedi 28 janvier à 22h30 au Paradiso. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Stéphane, ancien photographe de mode, vit seul avec sa fille qu’il retient auprès de lui dans leur propriété de banlieue. Chaque jour, elle devient son modèle pour de longues séances de pose devant l’objectif, toujours plus éprouvantes. Quand Jean, un nouvel assistant novice, pénètre dans cet univers obscur et dangereux, il réalise peu à peu qu’il va devoir sauver Marie de cette emprise toxique...
    • Mon avis : Ce mariage entre la sensibilité japonaise et la culture européenne est une exigeante romance toxique teintée de fantastique. Mais si l'ambiance mystérieuse fait son petit effet, sa lenteur est assez rebutante.

    ☠ Terra Formars (Japon) de Takashi Miike : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le dimanche 29 janvier à 11h00 au Paradiso. Nuit décalée

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : 500 ans auparavant, afin de répondre aux problèmes de surpopulation sur la Terre, des scientifiques envoient des cafards sur Mars afin de rendre la planète habitable. De nos jours, soit en 2599, après l’échec d’une première tentative de colonisation, le gouvernement envoie sur Mars une nouvelle expédition composée de hors-la-loi de tous bords afin d’exterminer les cafards. Mais ces insectes minuscules se sont transformés en créatures humanoïdes à la force surhumaine...
    • Mon avis : À ne surtout pas prendre au sérieux, ce blockbuster de SF japonais est un manga-live d'action ultra-fun au concept complètement barré et à la mise en scène totalement folle.

    ☠ Grave (France & Belgique) de Julia Ducournau : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le dimanche 29 janvier à 14h00 au cinéma du Casino. Compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Dans sa famille, tout le monde est vétérinaire et végétarien ! À seize ans, Justine est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école vétérinaire où étudie également sa sœur aînée. Mais Justine à peine installée, commence le bizutage des premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Et Justine découvre sa vraie nature...
    • Mon avis : Ce teen movie érotico-cannibale très trash à la mise en scène sauvage, est un film de genre marquant et imprévisible qui explore les plaisirs de la chair.

    ☠ Underworld : Blood Wars (États-Unis) de Anna Foerster : Festival de Gérardmer 2017Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le dimanche 29 janvier à 16h00 au cinéma du Casino. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Selene, la chasseuse de lycans, doit affronter les agressions brutales des vampires et des lycans qui l’ont trahie. Avec David et son père Thomas, les seuls alliés de Selene, elle doit réussir à mettre un terme à l’éternelle guerre que se mènent les deux clans, même si cela exige de sa part l’ultime sacrifice...
    • Mon avis : Cette bonne suite, toujours aussi rythmée et riche en action sanglante, est une série B fantastique comicbookesque très divertissante.

    ☠ Viral (États-Unis) de Henry Joost & Ariel Schulman : Festival de Gérardmer 2017
    Visionné le dimanche 29 janvier à 18h00 au cinéma du Casino. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Année 2016. Le monde entier est subitement infecté par un mystérieux virus qui décime la quasi-totalité de la population. Dans une petite ville, Emma et sa sœur aînée Stacey découvrent, horrifiées, que les habitants contaminés se transforment en créatures féroces. Prises au piège, elles décident de rester chez elles avec leur famille et de réussir à tenir coûte que coûte en attendant les secours. Jusqu’au jour où Stacey, à son tour, se retrouve contaminée...
    • Mon avis : Étonnamment touchant, ce film catastrophe intimiste à l'ambiance mélancolique et à la dernière ligne droite stressante, est une belle surprise prenante de bout en bout.

    ☠ Prevenge (Royaume-Uni) de Alice Lowe : Festival de Gérardmer 2017

    Visionné le dimanche 29 janvier à 20h00 à la salle MCL. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Ruth est enceinte de sept mois et, comme de nombreuses futures mères pendant leur grossesse, elle croit pouvoir entendre la voix de son bébé qui s’adresse à elle. À la différence près que sa progéniture à elle l’encourage sur la voie de la folie meurtrière. Portant encore le deuil de son mari disparu quelques mois plus tôt, Ruth accepte d’être formée aux techniques létales par son bambin. Elle se lance alors dans une virée sanglante afin d’éliminer toute personne amenée à la côtoyer, du propriétaire d’une animalerie au DJ d’un club, en passant par une femme d’affaires solitaire. En plein carnage, le ventre arrondi de Ruth lui sert de parfait alibi : après tout, qui pourrait suspecter d’être une meurtrière sans pitié une femme enceinte au si doux visage ?
    • Mon avis : Ce vigilante movie atypique est un drame horrifique à la dimension sociale pertinente et à l’humour noir britannique loin d'être embryonnaire, où les meurtres ont autant d'impact que les dialogues !

    ☠ Incarnate (États-Unis) de Brad Peyton : Festival de Gérardmer 2017

    Visionné le dimanche 29 janvier à 22h15 au cinéma du Casino. Film de clôture - Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2017

    Le synopsis : Lindsay, mère célibataire, est le témoin de très inquiétants phénomènes chez son fils de onze ans, Cameron. Persuadée qu’il s’agit d’un cas de possession démoniaque, Lindsay et une envoyée du Vatican font appel au scientifique Seth Ember pour s’en débarrasser. Cloué dans une chaise roulante après l’accident tragique dans lequel sa famille a disparu, il est capable de s’introduire dans le subconscient de la personne possédée. En pénétrant celui du jeune Cameron, le télépathe se retrouve face à un démon en provenance de son propre passé...
    • Mon avis : Cette rencontre surprenante entre "L'Exorciste" et "Inception" est un film de possession démoniaque original, qui parvient à nous happer sans mal malgré de grosses ficelles scénaristiques.

    Festival de Gérardmer 2017

    Et voici finalement le palmarès de cette 24ème édition dévoilé par :

    - Le Jury Longs Métrages, présidé par Jean-Paul Rouve et composé du groupe AaRON (Simon Buret & Olivier Coursier), Olivier Baroux, Audrey Fleurot, Hervé Hadmar, Marc Herpoux, Louis Leterrier et Florence Loiret Caille.
    - Le Jury Courts Métrages,  présidé par Xavier Palud et composé de Swann Arlaud, Nicolas Bary, Constance Rousseau et Thomas Salvador.
    - Le Jury de la Critique, composé de 5 journalistes.
    - Le Jury Jeunes, composé de 9 lycéens de la Région Grand Est.
    - Le Jury Syfy, constitué de 5 blogueurs et influenceurs férus du genre.

    Le Grand Prix : Grave de Julia Ducournau
    Le Prix du Jury : Under the Shadow de Babak Anvari et On l'appelle Jeeg Robot de Gabriele Mainetti
    Le Prix du Public : The Girl with All the Gifts de Colm McCarthy
    Le Prix de la Critique : Grave de Julia Ducournau
    Le Prix du Jury Jeunes : The Autopsy of Jane Doe de André Øvredal (Royaume-Uni)
    La Meilleure musique originale : The Girl with All the Gifts de Colm McCarthy
    Le Prix du Jury Syfy : Under the Shadow de Babak Anvari
    Le Grand Prix du court métrage : Limbo de Konstantina Kotzamani

    Festival de Gérardmer 2017


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  • Festival de Gérardmer 2016


    La 23ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est déroulée sous un déluge de pluie et avec parfois du retard (les fouilles de sûretés dues à l'état d'urgence) du mercredi 27 au dimanche 31 janvier 2016, et votre humble serviteur s'y est rendu pour profiter de l’événement. Et je ne regrette vraiment pas car la sélection valait franchement le déplacement. Voici d'ailleurs mes impressions sur les quatorze longs-métrages que j'ai eu la chance de visionner :


    ☠ Frankenstein (États-Unis) de Bernard Rose : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 29 janvier à 16h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Le monstre se réveille dans un laboratoire scientifique, il ne sait pas qui il est, ce qu’il est. C’est encore un enfant dans un corps d’adulte. Il est innocent, mais la violence qu’on lui inflige lors de tests médicaux va lui faire découvrir l’existence d’un monde très différent, à la fois sombre et cruel. Blessé et abandonné, il parcourt la ville, suscitant la crainte et l’effroi chez ses habitants...
    • Mon avis : Une relecture moderne et sanglante du mythe qui s'intéresse à la difficulté d'insertion des marginaux malgré une mise en scène peu ambitieuse eu égard à son propos.

    ☠ Burying the Ex (États-Unis) de Joe Dante : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 29 janvier à 18h00 au Paradiso. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Max décide de s’installer avec sa petite amie, Evelyn, même si celle-ci se révèle ultrapossessive et manipulatrice. Il réalise rapidement qu’il doit la quitter, mais a bien trop peur d’elle pour passer à l’acte. Le destin s’en mêle le jour où Evelyn meurt dans un accident peu banal. Quelques mois plus tard, quand Max rencontre Olivia, la fille de ses rêves, il pense avoir droit à un nouveau départ. Malheureusement, tout se complique lorsque Evelyn revient d’entre les morts, plus folle de Max que jamais et toujours déterminée à vivre à ses côtés...
    • Mon avis : Cette comédie horrifique décalée qui brosse le geek dans le sens du poil prouve que le cinéaste culte Joe Dante est encore loin d'être enterré.

    ☠ Cooties (États-Unis) de Joe Dante : Festival de Gérardmer 2016Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 29 janvier à 20h00 au Paradiso. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Infectés par un mystérieux virus, des écoliers deviennent des créatures sauvages et meurtrières qui menacent les enseignants...
    • Mon avis : Une comédie zombiesque sale et méchante particulièrement fun, comme si "Les Profs" rencontraient l'horreur dans leur établissement scolaire !

    ☠ Howl (Royaume-Uni) de Paul Hyett : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le vendredi 29 janvier à 22h00 à la MCL. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

     Le synopsis : Dans un train de banlieue londonienne, à la tombée de la nuit, le voyage se transforme en cauchemar lorsqu’un jeune contrôleur et un groupe de voyageurs se retrouvent à devoir lutter à mort contre une créature maléfique et terrifiante...
    • Mon avis : Un suspense nocturne horrifico-ferroviaire trop classique (pourquoi ne pas avoir mieux joué avec l'espace si particulier du train ?) même si efficace (les attaques) avec des loup-garous british affamés.

    ☠ The Witch (États-Unis & Canada) de Robert Eggers : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le samedi 30 janvier à 09h00 à la MCL. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : 1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation, menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres...
    • Mon avis : Un conte horrifique macabre sur la sorcellerie à la mise en scène chirurgicale, à l'interprétation magistrale et à l'ambiance glauque, dont la critique sur le fondamentalisme religieux et le plaidoyer pour l'émancipation féminine en font un classique du genre.

    ☠ Harmony (Japon) de Takashi Nakamura & Michael Arias : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le samedi 30 janvier à 11h00 à la MCL. La nuit animée

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Dans un monde reconstruit après la catastrophe planétaire du « Maelstrom », l’humanité a institué une société harmonieuse où la santé physique est devenue, grâce à la nanotechnologie médicale, la priorité absolue des pouvoirs publics. Dans ce monde trop parfait, une jeune fille passe ses journées à imaginer comment défier ce monde bienveillant à l’extrême, et elle entraîne dans sa tentative de suicide deux autres jeunes filles. Treize ans plus tard, l’une d’entre elles, qui a survécu et qui méprise toujours autant la société japonaise, décide de travailler, dans une zone de guerre, sur la ligne de front d’une opération de maintien de la paix...
    • Mon avis : Un japanime de SF philosophique dur à digérer (l'usage abusif de la voix off) même si beau visuellement et intelligent scénaristiquement.

    ☠ February (États-Unis & Canada) de Osgood Perkins : Festival de Gérardmer 2016Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le samedi 30 janvier à 14h00 à la MCL. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Parce qu’étrangement leurs parents ne sont pas venus les chercher pour les vacances d’hiver, Rose et Kat sont retenues dans la prestigieuse institution pour jeunes filles où elles suivent leurs études. Dans un pèlerinage sanglant à travers les paysages gelés, Joan décide de s’y rendre. Au fur et à mesure qu’elle s’en rapproche, Kat est assaillie de visions terrifiantes et Rose voit avec horreur sa camarade devenir possédée par une force invisible et maléfique...
    • Mon avis : Aussi malaisant que mystérieux, ce slasher de possession satanique monté sous la forme d'un puzzle contemplatif possède plus d'une surprise sous son manteau.

    ☠ The Devil's Candy (États-Unis) de Sean Byrne : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le samedi 30 janvier à 16h00 au cinéma du Casino. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Un artiste et sa famille s’installent dans la maison de leurs rêves. Des forces démoniaques se mettent peu à peu à envahir les tableaux du peintre et à devenir une menace pour ses proches...
    • Mon avis : Un thriller metalleux possédé par le Malin où les scènes d'horreur franchement rock'n'roll (un final grand-guignol d’anthologie) en ont sous la guitare !

    ☠ Bone Tomahawk (États-Unis) de S. Craig Zahler : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le samedi 30 janvier à 20h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : 1850. Dans la paisible ville de Bright Hope, quelque part entre le Texas et le Nouveau-Mexique, une mystérieuse horde d’Indiens en quête de vengeance kidnappent plusieurs personnes. Pour tenter de les sauver, le shérif local, accompagné de quelques hommes, se lance alors à leur poursuite... C’est le début d’un voyage vers l’enfer.
    • Mon avis : Ce western crépusculaire d'abord classique (au sens noble du terme) puis horrifico-gore avec des hommes, des vrais (un casting investi), et des indiens cannibales troglodytes (!!!), est un périlleux voyage qui n'oublie jamais la caractérisation de ses personnages et les images crues d'un Far West désenchanté.

    ☠ Southbound (États-Unis) de Radio Silence, Roxanne Benjamin, David Bruckner & Patrick Horvath : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le samedi 30 janvier à 22h30 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Dans un désert américain, le long d’une route abandonnée, des voyageurs épuisés – deux hommes en fuite de leur passé, un groupe de rock au féminin en route vers son prochain concert, un homme perdu qui souhaite rentrer chez lui, un frère à la recherche d’une sœur depuis longtemps disparue et une famille en vacances – doivent affronter, au cours de cinq histoires cauchemardesques, leurs peurs les plus terribles et leurs plus sombres secrets.
    • Mon avis : Cette anthologie fantastico-horrifique perdue dans la quatrième dimension est bourrée de péripéties. À quand la suite ?

    ☠ JeruZalem (États-Unis & Israël) de Doron Paz & Yoav Paz : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le dimanche 31 janvier à 09h00 au cinéma du Casino. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Deux jeunes Américaines partent en vacances d’été à Jérusalem pendant les cérémonies du Yom Kippour. Mais cette escapade se transforme en véritable cauchemar quand semble s’ouvrir l’une des portes de l’Enfer. Et que sonne le jour du Jugement dernier...
    • Mon avis : Un found footage ultra-connecté aux smartglasses dont la dernière partie, véritable train fantôme de l'horreur, est terrifiante.

    ☠ What we Become (Danemark) de Bo Mikkelsen : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le dimanche 31 janvier à 11h00 à l'espace LAC. Compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : La famille Johansson passe un été idyllique jusqu’au jour où une épidémie de grippe virulente sème la mort dans le quartier. Les autorités décident de délimiter un périmètre de sécurité, puis cèdent à la panique en imposant la mise en quarantaine à tous les habitants du voisinage. Isolé du reste du monde, le jeune Gustav se rend vite compte que la situation est devenue incontrôlable. Il parvient à s’échapper, laissant les autres membres de sa famille à la merci d’une foule déchaînée et assoiffée de sang...
    • Mon avis : Un zombie flick danois un peu (trop) classique au scope soigné et au climax tétanisant.

    ☠ We are Still Here (États-Unis) de Teo Geoghegan : Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le dimanche 31 janvier à 14h00 à l'espace LAC. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : Après le décès de leur fils dans un accident de voiture, Paul et Anne décident d’aller vivre à la campagne, dans la paisible Nouvelle-Angleterre, afin de commencer une nouvelle vie. Mais, sans le savoir, le couple en deuil va devenir la proie d’une famille d’esprits vengeurs qui habitent dans leur nouvelle maison. Paul et Anne seront alors amenés à découvrir que le village, si tranquille en apparence, où ils résident désormais, cache en fait un sombre et terrifiant secret...
    • Mon avis : Peu prenant au départ puis rapidement flippant avant de virer à la barbarie jouissive lors de son dernier acte, ce drame d'épouvante joue la carte de l'inattendue avec plus ou moins de succès.

    ☠ Summer Camp (Espagne & États-Unis) de Alberto Marini : Festival de Gérardmer 2016Festival de Gérardmer 2016
    Visionné le dimanche 31 janvier à 16h30 au cinéma du Casino. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2016

    Le synopsis : En espérant y vivre de nouvelles expériences, quatre jeunes acceptent de travailler comme moniteurs et monitrices dans un camp d’été. La propagation incontrôlable d’une infection qui rend chacun agressif va entraîner le groupe dans une spirale infernale d’horreur et de folie. Pour pouvoir trouver l’origine de cette infection tout en réussissant à rester en vie, chaque membre du groupe va devoir lutter contre le temps. Et contre eux-mêmes...
    • Mon avis : Cette incessante chasse à l'homme sous fond de possession, où les rôles traqueurs et proies changent régulièrement, est une bobine fantastique particulièrement rythmée et surtout très originale.

    Festival de Gérardmer 2016

    Et voici finalement le palmarès de cette 23ème édition dévoilé par (entre autres) :

    - Le Jury Longs Métrages, présidé par le cinéaste Claude Lelouch est composé de Sophie Audouin-Mamikonian (écrivain & scénariste), François-Eudes Chanfrault (compositeur de musiques de film), Guillaume Gouix (comédien & réalisateur), Jonathan Lambert (comédien), Gilles Marchand (Réalisateur & scénariste), Dominik Moll (réalisateur & scénariste), Louise Monot (comédienne), Mathilde Seigner (comédienne), et Elsa Zylberstein (comédienne).

    - Le Jury Courts Métrages, présidé par le comédien Dominique Pinon, est composé de Justine Le Pottier (comédienne), Philippe Nahon (comédien), Olivier Van Hoofstadt (réalisateur, scénariste & producteur), Thomas Verovski (auteur-compositeur & interprète) et Alison Wheeler (comédienne).

    - Le Jury Jeunes, composé de Killian Bonnemberger (Lycée de la Communication, Metz) Camille Bour (Lycée Jean-XXIII, Montigny-lès-Metz), Loïc Ciaux (Lycée Jean-Baptiste-Vuillaume, Mirecourt), Lucie Darenne (Lycée Henri-Poincaré, Nancy), Fannie Desgorces (Lycée de la Communication, Metz), Pauline Matelic (Lycée Jean-XXIII, Montigny-lès-Metz), Armelle Moser (Lycée Jean-Baptiste-Vuillaume, Mirecourt), Mattis Muller (Lycée Jean-Baptiste-Vuillaume, Mirecourt), Alice Petit (Lycée de la Communication, Metz), Timothée Roussy-Picard (Lycée de la Communication, Metz) et Romain Vadala (Lycée de la Communication, Metz).

    Grand Prix : Bone Tomahawk de S. Craig Zahler
    Prix du Jury : Evolution de Lucile Hadzihalilovic et JeruZalem de Doron Paz & Yoav Paz
    Prix du Public : The Devil's Candy de Sean Byrne
    Prix de la critique : Evolution de Lucile Hadzihalilovic
    Prix du Jury jeune : Southbound de Radio Silence, Roxanne Benjamin, David Bruckner & Patrick Horvath
    Meilleure musique originale : The Devil's Candy de Sean Byrne
    Prix du Jury Syfy : The Witch de Robert Egger
    Grand Prix du court métrage : Quenottes de Pascal Thiebaux & Gil Pinheiro


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  • Festival de Gérardmer 2015

    La 22ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est déroulée du mercredi 28 janvier au dimanche 1er février 2015 sous d'intenses épisodes neigeux, mais l'équipe rédactionnelle s'est tout de même rendue sur place pour profiter de l'évènement. Et nous avons eu raison de braver les éléments déchainés de mère nature car la (très bonne) sélection de cette année valait assurément le déplacement. Voici d'ailleurs nos impressions sur les dix longs-métrages que nous avons eu la chance de visionner :

    ☠ The Voices (États-Unis, Allemagne & France) de Marjane Satrapi : Festival de Gérardmer 2015Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le vendredi 30 janvier à 22h30 au cinéma du Casino. Compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : À son travail, Jerry est amoureux de la comptable. Il fait ses confidences à ses animaux de compagnie dotés de la parole : son chat qui le pousse à commettre des meurtres, et son chien plutôt affable...
    • Notre avis : Déjantée et trash, "The Voices" est une comédie horrifique proche de l'absurde à la mise en scène pop (les couleurs chatoyantes), au pitch ravageur, aux répliques jubilatoires (les discours ultra-cyniques de M. Moustache et les leçons de morale de Bosco le chien), aux scènes oniriques enjouées (le monde vu par son héros), aux passages morbides dérangeants (la réalité sans filtre hallucinogène) et à la prestation complètement azimutée de Ryan Reynolds, qui n'oublie pas de glisser une métaphore plutôt subtile sur les conditions de vie des marginaux. Une surprise épatante !

    ☠ Exists (États-Unis) de Eduardo Sánchez  : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le samedi 31 janvier à 09h30 à la MCL. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Cinq amis partent pour une virée dans une réserve naturelle du Texas. Le soir, ils rejoignent la cabane abandonnée de l’oncle de l’un d‘entre eux. Quelque chose semble avoir fait fuir les derniers habitants du coin. Rattrapés par la nuit et coupés du monde, ils se retrouvent confrontés à un mal mystérieux qui hante la forêt...
    • Notre avis : Le coréalisateur du film culte "Le Projet Blair Witch" fait son grand retour dans le genre avec ce found-footage forestier qui met en vedette horrifique le sasquatch. La technique des vraies-fausses images obtenues en caméra subjective est maîtrisée, la tension est omniprésente et la peur, qui est judicieusement suggérée durant les 3/4 de la bobine, vient finalement à nous lors d'une dernière ligne droite crispante. Cette incursion dans les profondeurs d'une forêt habitée par le mythique Bigfoot risque de vous détourner des randonnées dans les bois.

    ☠ Cub (Welp) (Belgique) de Jonas Govaerts : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le samedi 31 janvier à 11h30 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Comme chaque été, le jeune Sam, âgé de douze ans et débordant d’imagination, part en camp de scouts dans la forêt. Il se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond quand il y découvre une mystérieuse cabane visiblement habitée par Kai, un enfant sauvage. Sam croit bon d’en avertir ses guides, mais ceux-ci ne le prennent pas au sérieux, interprétant son récit comme l’une de ses habituelles élucubrations. Et pourtant… Le jeune garçon de la cabane s’avère en plus aider un dangereux psychopathe, lequel va redoubler d’ingéniosité pour décimer les louveteaux de la troupe. Un par un...
    • Notre avis : Sous l’œil d'une caméra habile (l'usage magnifique du scope), une bande de scouts flamands va devoir faire face à un croquemitaine dans ce slasher forestier d’abord ludique puis inquiétant. La photographie est léchée, les jeunes comédiens sont excellents, le final est graphique à souhait, les clins d’œil horrifiques sont plaisants (le lieu de l'action se trouve non loin de Castelroque qui est une référence évidente à la ville imaginaire Castle Rock créée par Stephen King) et la métaphore sur les traumatismes de l'enfance est judicieuse. Bien plus sombre et radicale qu'attendue, cette fiction est une belle découverte.

    ☠ Out of the Dark (États-Unis, Colombie & Espagne) de Lluis Quilez : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le samedi 31 janvier à 14h30 à la MCL. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Un jeune couple américain, Paul et Sarah Harriman, emménage en Colombie avec leur petite fille, Hannah, afin de reprendre l’entreprise familiale dirigée par le père de Sarah. Mais très vite, d’étranges phénomènes vont se produire dans leur nouvelle maison...
    • Notre avis : Cette ghost story écologique au folklore local dépaysant, tournée en Colombie par un réalisateur espagnol avec un casting international, est plutôt quelconque et trop calibrée pour le grand public mais les enfants maudits qui hantent les lieux font froid dans le dos, les rebondissements tiennent en haleine et le climax assure le spectacle.

    ☠ Ouija (États-Unis) de Stiles White : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le samedi 31 janvier à 18h00 au Paradiso. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Après avoir réveillé les forces obscures d’une antique planche de jeu de spiritisme, un groupe d’amis se voient confrontés à leurs peurs les plus terribles...
    • Notre avis : Produit par Michael Bay et Jason Blum (le producteur de "Paranormal Activity") pour le compte de la société Hasbro Films, "Ouija" est un teen-movie d'épouvante au scénario classique, aux personnages clichés (les teenagers crédules) et aux jump-scares trop faciles, mais le savoir-faire hollywoodien fonctionne à plein régime lorsqu'il est question de faire sursauter ou d'en mettre plein les yeux côté effets spéciaux. Simple mais efficace !

    ☠ These Final Hours (Australie) de Zach Hilditch : Festival de Gérardmer 2015Festival de Gérardmer 2015 
    Visionné le samedi 31 janvier à 22h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Douze heures avant que la vie sur Terre ne soit accidentellement et définitivement éradiquée, James traverse une ville où le crime règne en maître pour se rendre à la Fête Ultime, celle de la fin du monde. En chemin, il sauve presque à contrecœur la vie d’une fillette prénommée Rose, qui recherche désespérément son père. Désormais investi d’une nouvelle responsabilité, James est alors contraint de revoir les priorités qui sont les siennes tandis qu’approche l’échéance fatale...
    • Notre avis : Rude et déchirant, "These Final Hours" est un excellent drame post-apocalyptique à la mise en scène soignée (un sens inné du cadre Scope), à la photographie lumineuse, au montage énergique, au scénario solide, aux acteurs justes (Nathan Philips incarne parfaitement cette brute de héros qui gagne en humanité lorsque le monde l'entourant la perd violemment), aux références "madmaxiennes" bien senties, à la partition dévastatrice signée Cornel Wilczek et au final chargé d'émotion. Une œuvre apocalyptique singulière !

    ☠ It Follows (États-Unis) de David Robert Mitchell : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le dimanche 1er février à 09h00 au Paradiso. Compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d’étranges visions et à l’inextricable impression que quelqu’un, ou quelque chose, la suit. Face à cette malédiction, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire aux horreurs qui ne semblent jamais loin derrière...
    • Notre avis : Cette œuvre d'épouvante viscérale à l'ambiance melancolico-poétique marquante, qui s'intéresse au passage à l'âge adulte avec ses doutes et porte l'ADN du style "carpenterien" (cf "Halloween"), fait monter la pression en continu et offre de beaux moments de frissons lorsque son entité maléfique, métaphore des MST et plus particulièrement du Sida, se met à poursuivre lentement mais inexorablement ses victimes. Ajoutez à cela une mise en scène au naturalisme contemplatif que ne renierait pas Terrence Malick (les somptueux plans de la banlieue pavillonnaire américaine typique) ainsi qu'un score électro aussi planant qu'entêtant et vous obtenez une perle du cinéma fantastique.

    ☠ Zombeavers (États-Unis) de Jordan Rubin : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le dimanche 1er février à 11h00 au Paradiso. La nuit décalée - Bon appétit !

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Un groupe d’adolescents, partis pour un week-end de débauche au bord d’une rivière, se retrouve confronté à une horde de castors-zombies affamés. Pour réussir à rester en vie, les jeunes vont devoir affronter ces animaux d’une nouvelle espèce...
    • Notre avis : Cette comédie d'horreur old school (à la façon des productions Troma) aux effets spéciaux cheaps (les peluches castors en animatronics sont marrantes), aux protagonistes timbrés, au scénario qui joue avec les poncifs inhérents au genre, aux dialogues joyeusement grossiers et à l'humour noir méchant, est une série Z déjantée qui a les dents longues. Un nanar parfaitement assumé (en est-ce un du coup ?) qui ravira les adeptes de pellicules "autres".

    ☠ Les Nouveaux Héros (Big Hero 6) (États-Unis) de Don Hall et Chris Williams : Festival de Gérardmer 2015Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le dimanche 1er février à 14h00 à l'espace LAC. Hors compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai...
    • Notre avis : À la croisée des univers de Disney, de Marvel et de l'animation japonaise, "Les Nouveaux Héros" est une aventure à la fois passionnante, rythmée, émouvante et enjouée. Pleine d'action et de bons sentiments, elle  est peuplée de personnages attachants (le robot infirmier Baymax), profite d'une intrigue sans temps mort, est visuellement bluffante (la modélisation de la mégalopole futuriste de San Fransokyo ou encore l'animation de haut vol) mais souffre d'un trop-plein de références (les scènes de voltige sont copiées sur "Dragons" et le moyen de locomotion du méchant évoque celui de Lord Business dans "La Grande Aventure Lego"). Il n’empêche que ce 54ᵉ « Classique d'animation » des studios Disney est une franche réussite qui réjouira les hommes, qu'ils soient jeunes garçons ou pères de famille.

    ☠ Honeymoon (États-Unis) de Leigh Janiak  : Festival de Gérardmer 2015
    Visionné le dimanche 1er février à 16h30 à la MCL. Compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Juste après leur mariage, Paul et Béa arrivent sur les bords d’un lac isolé pour y passer leur lune de miel. Peu de temps après, Paul surprend Béa déambulant au beau milieu de la nuit et en pleine forêt, seule et totalement désorientée. Le comportement distant et de plus en plus étrange de sa jeune épouse incite Paul à penser que ce qui semble lui être arrivé au fond des bois ne relève pas seulement du simple somnambulisme...
    • Notre avis : Cette lune de miel qui vire au cauchemar, portée par le jeu nuancé de la comédienne Rose Leslie (Ygrit dans la série "Game of Thrones"), est une production science-fictionnelle indépendante qui brille par un scénario mystérieux, une ambiance malaisante et des scènes ragoutantes sur la fin. Était-ce une bonne idée de passer sa lune de miel sur les bords d'un lac isolé au fond des bois ? Je ne crois pas non !

    Festival de Gérardmer 2015

    Et voici finalement le palmarès dévoilé par Christophe Gans, le président du jury (composé d'Alexandre Aja, Marie Krémer, Grégory Levasseur, Franck Khalfoun, Alysson Paradis, Rob et Christa Théret) de cette 22ème édition :

    Grand Prix : It Follows de David Robert Mitchell (États-Unis)
    Prix du Jury : The Voices de Marjane Satrapi (États-Unis, Allemagne & France) et Ex Machina de Alex Garland (États-Unis & Royaume-Unis)
    Prix du Public : The Voices de Marjane Satrapi (États-Unis, Allemagne & France)
    Prix de la critique : It Follows de David Robert Mitchell (États-Unis)
    Prix du Jury jeune : Goodnight Mommy de Veronika Franz et Severin Fiala (Autriche)
    Meilleure musique originale : These Final Hours de Zach Hilditch (Australie) 
    Prix du Jury Syfy : Goodnight Mommy de Veronika Franz et Severin Fiala (Autriche)
    Grand Prix du court métrage : Habana de Edouard Salier (France)

    En bonus, retrouvez ci-dessous les critiques de deux autres films qui étaient projetés lors de cette 22ème édition et que nous avions déjà eu l'occasion de visionner par le passé :

    The Mirror (Oculus) (États-Unis) de Mike Flanagan : Festival de Gérardmer 2015 
    Blu-ray Disc canadien testé le 05 octobre 2014. Film de clôture

    Festival de Gérardmer 2015

    Le syopsis : Après avoir passé dix ans en institut psychiatrique, Tim Russell, la petite vingtaine, retrouve la liberté. Alors qu’il souhaite tirer un trait sur la mort violente de ses parents – le traumatisme à la source de son internement –, sa sœur Kaylie lui rappelle qu’ils s’étaient autrefois promis d’enquêter sur les causes mystérieuses de ce drame. Elle achète alors le miroir qui, selon elle, aurait précipité leurs parents dans une démence des plus diaboliques...
    • Notre avis : Ce thriller d'épouvante horrifique, qui s'attaque au sous-genre du film de miroir possédé, évite soigneusement la surabondance de jump scares, prend le temps de poser son intrigue hypnotique par un adroit « jeu de miroir » et d'installer son atmosphère angoissante, forme une structure narrative originale qui dévoile au compte-goutte toute l'abomination de la situation grâce à un montage habile mêlant le passé et le présent, et recèle de nombreuses séquences traumatisantes (l'ampoule) dont la terrible scène finale devrait heurter psychologiquement un grand nombre de spectateurs. Machiavélique, déroutante et anxiogène, "Oculus" est une belle réussite dans le genre.

    The Signal (États-Unis) de William Eubank : Festival de Gérardmer 2015
    Blu-ray Disc américain testé le 21 novembre 2014. Compétition

    Festival de Gérardmer 2015

    Le synopsis : Nic et Jonah sont deux étudiants de première année du MIT, l’un comme l’autre passionnés de piratage. Lors de leur traversée du sud-ouest des États-Unis en compagnie d’Haley, la petite-amie de Nic, un génie de l’informatique réussit à les attirer dans une zone étrangement isolée… [Brutal fondu au noir.] Lorsque Nic reprend connaissance, il doit s’engager, seul et déboussolé, dans une lutte contre des forces qui semblent désormais le dépasser...
    • Notre avis : Portée par le jeu affirmé du jeune Brenton Thwaites et dotée d'un suspense intriguant, d'une ambiance étrange et d'une musique hypnotisante, cette œuvre de science-fiction indépendante, visuellement splendide et narrativement faussement minimaliste, est un thriller extrêmement rigoureux qui use d'un script passionnant en forme d'énigme sophistiquée pour renforcer la puissance à la fois graphique et émotionnelle d'une révélation finale déroutante. Une découverte épatante !


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  • Festival de Gérardmer 2014
    La 21ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est déroulée du mercredi 29 janvier au dimanche 02 février 2014 et l'équipe rédactionnelle s'est déplacée lors du week-end pour profiter de l'évènement. Nous avons ainsi pu assister à la projection de huit longs-métrages dont voici les critiques :

    ☠ Dark Touch (France, Irlande & Suède) de Marina de Van : ♥♥♥♥
    Visionné le samedi 1er février à 09h00 dans la salle MCL. COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Une nuit, dans la campagne profonde, une maison isolée prend vie. Meubles et objets se rebellent contre les occupants, laissant Neve, une fillette de onze ans, seule rescapée du massacre sanglant qui a décimé sa famille. Des proches la recueillent et s’efforcent de lui faire surmonter cette épreuve traumatisante en l’entourant d’amour. Mais la violence continue de se manifester et Neve ne retrouve pas la paix ...
    • Notre avis : Ce contre fantastique cruel, triste et dérangeant à l'esthétique ténébreuse, à l'ambiance implacable et aux excès de violence redoutables, dépeint l'horreur de la maltraitance infantile à travers le regard d'une enfant (la débutante Missy Keating livre une vraie performance) et rend un hommage sincère au classique "Carrie" de Brian De Palma.

    ☠ All Cheerleaders Die (États-Unis) de Lucky McKee & Chris Sivertson : ♥♥♥♥♥
    Visionné le samedi 1er février à 11h30 dans la salle MCL. HORS COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Encore secoués par la tragédie qui vient de frapper leur établissement, les étudiants de Blackfoot High sont ébranlés par une nouvelle pour le moins surprenante : Mäddy Killian la rebelle a décidé de rejoindre l’équipe de pom-pom girls au grand dam de Leena la solitaire, son ancienne amie qui prétend pratiquer la magie noire. Une querelle avec l’équipe de football entraîne bientôt Mäddy et ses nouvelles amies dans une croisade surnaturelle contre les garçons, dont elles-mêmes pourraient ne pas sortir indemnes...
    • Notre avis : Ce remake éponyme du slasher-movie réalisé en 2001 par les mêmes McKee et Silvertson débute comme un teen movie à la méchanceté réjouissante, dégénère volontairement en farce what'the'fuckesque où élans meurtries, émois lesbiens, ripaille cannibale, orgasme collectif, dépucelage dans les toilettes et magie noire se côtoient généreusement, avant de se clôturer sur un plan final vraiment jubilatoire. Mais le récit un peu trop décousu, la mise en scène tape-à-l’œil et les effets spéciaux désuets ne permettent pas de prendre son pied à 100%.

    ☠ Miss Zombie (Japon) de Sabu : ♥♥♥♥♥
    Visionné le samedi 1er février à 16h30 dans la salle MCL. COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Un médecin aisé, sa femme et leur fils reçoivent un jour une mystérieuse cage avec, à l’intérieur, paisiblement assise, une morte vivante. Elle est accompagnée d’une note d’instructions précisant « ne pas lui donner de viande – peut devenir violente » et d’un pistolet au cas où la créature s’en prendrait aux humains. Frottant et nettoyant sans relâche, Miss Zombie devient rapidement la servante docile de cette maison, entraînant au sein de la famille une succession d’événements malheureux et inattendus, causés par la fascination qu’elle exerce sur le jeune fils comme par l’attirance que le père éprouve pour elle...
    • Notre avis : Ce film de zombie mélancolique et féministe (avec la mise à mort du patriarcat) à la mise en scène sublime (plans soignés + noir et blanc ultra-saturé), brasse de nombreux sujets (satire sociale, hymne à la maternité, déshumanisation de l'humanité) sans jamais les creuser et s'avère surtout chiant à mourir, car sur 85 minutes près de 30-40 minutes sont allouées à l'unique mission quotidienne de la morte vivante : décrasser une terrasse avec une brosse ! Beau mais assommant.

    ☠ The Babadook (Australie) de Jennifer Kent : ♥♥♥♥Festival de Gérardmer 2014
    Visionné le samedi 1er février à 20h00 à l'espace LAC. COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Six ans après le décès de son mari, Amelia éprouve le plus grand mal à élever son fils de six ans, Samuel, particulièrement turbulent et sujet aux pires cauchemars. Lorsque le livre pour enfants Mister Babadook apparaît mystérieusement dans sa bibliothèque, Samuel est convaincu que le Babadook en question est celui-là même qui vient hanter ses rêves, en menaçant de les tuer, lui et sa mère. Quand Amelia, à son tour, croit apercevoir celui dont son fils lui a parlé avec frayeur, elle prend soudain conscience que la créature pourrait être alors bien réelle...
    • Notre avis : Porté par deux acteurs exceptionnels et par une mise en scène instaurant durablement le malaise, ce film d'épouvante psychologique qui parvient à faire peur et à émouvoir avec une grande constance est une œuvre intense, dans laquelle l'horreur n'a pas qu'un seul visage, qui évoque avec beaucoup de justesse le deuil et la difficulté d'être mère, et fait surgir du placard son terrifiant croque-mitaine (comme les souvenirs d'une tragédie) qu'on ne peut chasser mais qu'on peut apprivoiser.

    ☠ The Machine (Royaume-Uni) de Caradog W. James : ♥♥♥♥♥Festival de Gérardmer 2014
    Visionné le samedi 1er février à 00h00 dans la salle PARADISO. HORS COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : À Londres, dans un futur proche de Guerre froide entre le Royaume-Uni et la Chine. Depuis les sous-sols d’une base militaire secrète, le chercheur Vincent McCarthy travaille pour le gouvernement britannique sur le tout premier prototype d’intelligence artificielle destiné à devenir une redoutable machine à tuer. Grâce à l’assistance d’Ava, spécialiste en la matière, la mission de Vincent est sur le point d’enfin aboutir, quand il découvre les véritables intentions que nourrit le Ministère de la Défense à l’égard de l’humanoïde qu’ils ont réussi à créer, et que c’est pour sauver sa propre peau qu’il devra désormais se battre...
    • Notre avis : S'il lui manque juste un soupçon d'âme et de personnalité, ce film d'anticipation influencé par les œuvres culte de la sience-fiction que sont "Blade Runner", "Terminator" ou encore "A.I. Intelligence artificielle" vaut très clairement le détour, car ses qualités scénaristiques, visuelles et sonores (une BO à la John Carpenter !), le talent des comédiens, l'émotion éprouvée sur plusieurs séquences (la chorégraphie de la machine) et l'explosion de violence lors du dernier acte n'ont vraiment rien d'anodin.

    ☠ The Sacrament (États-Unis) de Ti West : ♥♥♥♥
    Visionné le dimanche 02 février à 11h00 à l'espace LAC. COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Deux journalistes suivent un de leurs amis à la recherche de sa sœur disparue. Quittant les États-Unis pour une destination tenue secrète, ils arrivent finalement à Eden Parish, une communauté religieuse où quelque deux cents âmes partagent l’idéal d’un mode de vie autonome, fondé sur le partage des biens et porté par un chef charismatique que ses fidèles appellent « Père ». Mais des zones d’ombre dans ce prétendu petit paradis vont bientôt être découvertes par les nouveaux arrivants...
    • Notre avis : Ce found footage haletant à la mise en scène énervée, à l'écriture ciselée et aux interprètes habités (il n'y a qu'à regarder l'interview en public de l'inquiétant « Père » pour s'en convaincre) s'attaque au fanatisme religieux avec une froideur qui glace le sang et installe une tension qui va crescendo jusqu'au dénouement d'un radicalisme inouï. Un uppercut qui remue les tripes !

    ☠ The Last Days on Mars (Royaume-Uni & Irlande) de Ruairí Robinson : ♥♥♥♥♥
    Visionné le dimanche 02 février à 14h30 dans la salle MCL. COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Le dernier jour de la première mission habitée sur Mars, un membre de la base Tantalus fait une découverte étonnante : celle d’un fossile qui prouverait l’existence d’une forme de vie bactérienne sur la planète. Pour s’en attribuer le mérite, il se lance dans une expédition non autorisée à la recherche d’échantillons supplémentaires. Le sol poreux qu’il fouille soudain s’effondre, l’entraînant vers une mort certaine. Ses collègues tentent de récupérer sa dépouille, un second membre de l’équipage disparaît à son tour, et tous commencent alors à croire en la présence d’une espèce encore en vie. Et, plus que jamais, à espérer l’arrivée imminente du vaisseau de secours Aurora...
    • Notre avis : Ce film de sience-fiction horrifique au doux parfum des 90's ne révolutionne certes pas le genre (le scénario est très classique), mais parvient à rendre la planète Mars réaliste grâce à des effets spéciaux solides, à donner vie (et à l'enlever aussi) à des personnages crédibles interprétés par un casting solide (Liev Schreiber en tête), à faire monter la tension lors de l'acte en huis clos et à animer l'horreur avec efficacité malgré une mise en scène un peu trop agitée lors des scènes d'action. Rien de moins que le blockbuster de la compétition.

    ☠ Ablations (France) de Arnold de Parscau : ♥♥♥♥
    Visionné le dimanche 02 février à 19h00 dans la salle MCL. COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Un homme se réveille dans un terrain vague, sans aucun souvenir de la veille, une cicatrice au bas du dos. Une ancienne maîtresse, chirurgienne, lui apprend qu’on lui a volé un rein. Obnubilé par ce vol, il va tout sacrifier pour le retrouver : sa famille, son travail… Jusqu’à sombrer dans la folie...
    • Notre avis : Drôle de film que celui-ci, un thriller psychologique où le récit qui se veut surprenant perd de son intérêt à mesure qu'il avance par manque de folie, où le second degré pointe son nez à plusieurs reprises mais ne porte finalement pas assez la patte absurde de Delépine (sauf pour le passage avec les alpagas et l'opération en tente Quéchua), où les acteurs sont tous parfaits (surtout Denis Ménochet qui livre une performance hallucinée) mais donnent vie à des personnages sans aucune épaisseur, et où la mise en scène inspirée des œuvres lynchiennes est carrée mais ne fait pas avancer l'enquête. Un film sans grand intérêt.

    Festival de Gérardmer 2014

    Et finalement, voici le palmarès dévoilé par Jan Kounen, le président du jury de cette 21ème édition :

    Grand Prix : Miss Zombie de Sabu (Japon)
    Prix du Jury : The Babadook de Jennifer Kent (Australie) et Rigor Mortis de Juno Mak (Hongkong)
    Prix du Public : The Babadook de Jennifer Kent (Australie)
    Prix de la critique : The Babadook de Jennifer Kent (Australie)
    Prix du Jury jeune : The Babadook de Jennifer Kent (Australie)
    Prix du Jury Syfy : The Sacrament de Ti West (États-Unis)

    En bonus, retrouvez ci-dessous les critiques de trois autres films qui étaient projetés lors de cette 21ème édition et que nous avions déjà eu l'occasion de visionner par le passé :

    Static (États-Unis) de Todd Levin : ♥♥♥♥♥
    Blu-ray Disc 3D américain testé le 17 octobre 2013. HORS COMPETITION

    Festival de Gérardmer 2014

    Le syopsis : Jonathan, un jeune écrivain, et sa femme Addie se remettent difficilement de la mort de leur enfant. Un soir, une jeune femme prénommée Rachel fait irruption dans leur maison de campagne, en prétendant être poursuivie par des individus masqués. Addie, d’abord incrédule, finit par croire Rachel lorsqu’un groupe d’hommes masqués  fait irruption dans la maison. Enfermés avec une inconnue, Jonathan et Addie sont contraints de révéler un pan de leur passé qui pourrait expliquer l’attaque dont ils sont tous les trois victimes...
    • Notre avis : Avec sa mise en scène sobre, son rythme posé, son intrigue surprenante, son ambiance mélancolico-angoissante captivante, ses dialogues lourds de sens et ses acteurs impliqués, ce thriller à la portée dramatique certaine n'est à vrai dire pas un simple slasher lambda comme le laisse supposer sa jaquette et son synopsis. Mais je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler la teneur exacte de ce film étonnant.

    Sharknado (États-Unis) de Anthony C. Ferrante : ♥♥♥♥♥
    Blu-ray Disc 3D allemand testé le 03 décembre 2013. NUIT FANTASTIQUE

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Un ouragan s’abat sur Los Angeles. Des trombes d’eau s’élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n’est pas le seul danger : des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population...
    • Notre avis : Précédée d'un énorme buzz, cette production The Asylum au concept aussi débile qu'improbable à base de tornades démesurées remplies de requins affamés tient étonnamment bien ses promesses et s'érige comme un nanar cartoonesque terriblement fun où les scènes WTF (les requins qui nagent entre les voitures, le héros qui abat les squales avec un revolver alors qu'ils sont dans les airs, un personnage qui coupe en deux un requin avec une tronçonneuse, le sauvetage des enfants dans le bus, le requin-marteau qui écrabouille un passant, le final avec l'hélicoptère) jamais dénuées de sang, les acteurs enthousiastes, les effets spéciaux douteux et les faux raccords rigolos (le niveau de l'eau n'est jamais le même, le ciel passe d'un plan à l'autre de dégagé à couvert, les voitures circulent en arrière-plan comme si de rien n'était) combleront les nanardeux et/ou les curieux. Un véritable plaisir coupable !

    Le Bon, la Brute et le Cinglé (Corée du Sud) de Kim Jee-woon : ♥♥♥♥
    Blu-ray Disc français testé le 1er novembre 2009. HOMMAGE KIM JEE-WOON

    Festival de Gérardmer 2014

    Le synopsis : Les années 1930, en Mandchourie. Le Cinglé vole une carte au trésor à un haut dignitaire japonais. La Brute, tueur à gages réputé, est payée pour la récupérer. Le Bon veut en retrouver le détenteur pour empocher la prime...
    • Notre avis : Rencontre entre le western spaghetti de Sergio Leone et le cinéma de Tarantino, "Le Bon, la Brute, le Cinglé" est un western mandchou totalement déjanté à la fois drôle et hautement spectaculaire (les nombreuses scènes d'action sont toutes anthologiques et la poursuite finale s'impose comme la meilleure jamais tournée) porté par la mise en scène virtuose de Jee-woon Kim (mouvements de caméra qui défient les lois de la gravité, montage percutant...) et par des acteurs au sommet de leur forme. Jouissif, nerveux et généreux, "Le Bon, la Brute, le Cinglé" est un western qui dépote sacrément et qui ne laissera personne indifférent. A déguster sans modération.


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